Mongolie : Une incroyable griffe de dinosaure découverte dans le désert de Gobi

Que révèle cette trouvaille sur l’évolution des dinosaures ?

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Une nouvelle espèce de dinosaure découverte dans le désert de Gobi
Crédit photo : Masato Hattori | Armees.com

Une trouvaille paléontologique qui fait sensation a récemment été réalisée dans le désert de Gobi, en Mongolie. Des chercheurs de l‘Institut de paléontologie de Mongolie, agissant sous l’égide de l’Académie des sciences de Mongolie, ont mis au jour une espèce de dinosaure inédite. Cette découverte importante offre un aperçu fascinant sur la variété des dinosaures et leur évolution, notamment pour mieux comprendre les dynamiques évolutives des théropodes (le groupe auquel appartient le fameux Tyrannosaurus rex).

Découverte sur le terrain

Les vestiges ont été découverts lors de la construction d’un pipeline d’eau dans la formation de Bayanshiree, située dans la province d’Ömnögovi, au sud de la Mongolie, tout comme une empreinte de dinosaure découverte sur l’île de Wight. Les fossiles retrouvés regroupent des parties majeures du squelette, comme la colonne vertébrale, la queue, les hanches, ainsi que les membres supérieurs et inférieurs. Cette collection complète offre aux chercheurs une vision très détaillée de cette espèce inédite.

Le dinosaure a été baptisé Duonychus tsogtbaatari en hommage au paléontologue mongol Khishigjav Tsogtbaatar. Le genre Duonychus signifie « deux griffes » en grec, mettant en lumière une particularité physique qui distingue nettement cette espèce des autres théropodes connus.

Traits physiques et mode de vie

Duonychus tsogtbaatari mesurait environ 3 mètres de hauteur et pesait autour de 260 kilogrammes. À la différence de la plupart des théropodes, généralement dotés de trois doigts, ce dinosaure n’en avait que deux, munis de griffes courbées assez remarquables. La gaine de kératine conservée sur l’un de ses doigts montre que ces griffes dépassaient largement la longueur des os. Par ailleurs, les mains sont remarquablement bien conservées, ce qui permet aux chercheurs d’étudier cette structure anatomique avec une précision rare.

Même s’il appartient à un groupe souvent associé aux carnivores, Duonychus tsogtbaatari se serait nourri de végétation ou adopté un régime mixte, combinant herbivorie et omnivorie. Ses griffes lui servaient probablement à atteindre et à saisir la végétation dense, pouvant même attraper des branches d’un diamètre allant jusqu’à 10 centimètres.

Les griffes particulières de Duonychus tsogtbaatari ont été comparées à celles d’un paresseux d’aujourd’hui, qui les utilise pour s’accrocher aux branches. Ce dinosaure présente un assemblage surprenant de caractéristiques qui évoque tour à tour un paresseux, une girafe et même le personnage d’Edward aux mains d’argent. Selon Kobayashi, « la perte du troisième doigt pourrait bien avoir optimisé la fonction de préhension des deux doigts restants ».

On note que ce phénomène n’est pas isolé : c’est la cinquième fois qu’un groupe de dinosaures théropodes évolue en perdant un doigt supplémentaire, améliorant ainsi leur capacité à interagir avec leur milieu végétal.

Source de l’étude publiée : https://doi.org/10.1016/j.isci.2025.112141

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