Fin de la trêve à Gaza. Depuis l’attaque d’Israël, le conflit a repris. Plus de 500 personnes sont mortes depuis la reprise des combats. Le Hamas revendique une attaque sur Tel-Aviv.
Le conflit entre le Hamas et Israël reprend à Gaza
La bande de Gaza est de nouveau le théâtre d’affrontements intenses entre le Hamas et Israël. La courte trêve de deux mois n’aura donc pas duré plus longtemps. Depuis quelques heures, la branche armée du Hamas a revendiqué des tirs de roquettes en direction de Tel-Aviv, invoquant des représailles face aux « massacres de civils » perpétrés par l’armée israélienne. En réponse, Israël a intercepté un projectile, tandis que deux autres sont tombés sur des zones inhabitées, déclenchant les sirènes d’alerte à Tel-Aviv et dans le centre du pays. Ces attaques interviennent alors que les bombardements israéliens s’intensifient sur Gaza. Le bilan humain, lui, ne cesse de s’alourdir.
Depuis la reprise des offensives israéliennes, la Défense civile palestinienne fait état d’au moins 504 morts. Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, « au moins 10 civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans des frappes aériennes israéliennes qui ont visé six maisons à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza ». Les conditions de vie des habitants de l’enclave se détériorent rapidement, aggravées par la destruction d’infrastructures essentielles et les restrictions de circulation imposées par l’armée israélienne. La communauté internationale se dit de nouveau très inquiète de la situation sur place.
Blocage des routes et opérations militaires terrestres
L’armée israélienne annonce avoir interdit toute circulation sur l’axe Salaheddine, la principale route reliant le nord et le sud de la bande de Gaza, en raison du lancement d’une opération terrestre. « Au cours des dernières vingt-quatre heures, des troupes ont commencé une opération terrestre limitée dans le centre et le sud de la bande de Gaza », précise un porte-parole de Tsahal. Cette mesure renforce l’isolement de la population civile et complique l’acheminement de l’aide humanitaire, déjà entravé par les combats en cours.
Le Hamas affirme être toujours ouvert aux négociations indirectes avec Israël concernant une éventuelle prolongation de la trêve, mais ses exigences restent incompatibles avec les positions du gouvernement israélien. De son côté, Israël maintient une ligne ferme. « Si tous les otages israéliens ne sont pas libérés et si le Hamas n’est pas complètement éliminé de Gaza, Israël prendra des mesures d’une envergure jamais vue jusqu’à présent », a averti le ministre de la Défense israélien. Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du 7 octobre, 58 restent captifs à Gaza, dont 34 sont présumés morts, selon l’armée israélienne.








