Dans la nuit du 18 mars 2025, l’armée israélienne a mené une série de frappes aériennes sur la bande de Gaza, marquant une reprise des hostilités après deux mois de trêve. Selon la défense civile palestinienne, ces frappes ont causé la mort d’au moins 220 personnes, dont des enfants et des femmes, et fait plusieurs centaines de blessés.
Cette attaque intervient alors que les négociations sur la libération des otages israéliens sont au point mort. Israël justifie cette offensive comme une réponse au refus du Hamas de libérer les otages captifs depuis octobre. De son côté, le Hamas accuse Israël d’avoir torpillé l’accord de cessez-le-feu.
Un bombardement d’une intensité inédite
Selon les informations relayées par les médias internationaux, les forces israéliennes ont ciblé plusieurs infrastructures dans la bande de Gaza, notamment des bâtiments gouvernementaux, des quartiers résidentiels et des points stratégiques présumés du Hamas. Les frappes ont principalement touché la ville de Gaza, Khan Younès et Beit Lahia.
Israël affirme que ces frappes visaient des cibles militaires du Hamas, mais les dommages collatéraux sur la population civile sont considérables. Selon des sources hospitalières, les morgues sont débordées, et les infrastructures médicales peinent à faire face à l’afflux massif de blessés.
Le Hamas accuse Israël de saboter la trêve
Depuis plusieurs semaines, les négociations pour un nouvel échange d’otages stagnent. Israël exigeait la libération immédiate des 59 otages encore détenus, tandis que le Hamas demandait en contrepartie la libération de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.
Cette reprise des hostilités est interprétée comme un échec des négociations diplomatiques menées par plusieurs médiateurs internationaux. Le Conseil de sécurité de l’ONU a été saisi en urgence, et plusieurs pays appellent à une désescalade immédiate. « Nétanyahou a décidé de reprendre la guerre d’extermination dans laquelle il voit une bouée de sauvetage pour les crises internes », affirme le Hamas.
Ces nouvelles frappes aggravent une situation humanitaire déjà dramatique dans l’enclave palestinienne. Les organisations humanitaires dénoncent un risque de catastrophe humanitaire imminente en raison de la destruction de nombreuses infrastructures vitales.
Impacts des frappes sur Gaza :
• Hôpitaux surchargés, manque de médicaments et d’équipements médicaux.
• Destruction de plusieurs écoles et bâtiments résidentiels.
• Pénurie d’eau potable et d’électricité due aux dégâts sur les infrastructures.
• Exode forcé de milliers d’habitants, fuyant les zones les plus bombardées.
La communauté internationale craint que cette escalade ne mette un terme définitif aux espoirs d’un nouvel accord de cessez-le-feu et n’entraîne un embrasement régional.
Frappes contre Gaza : Israël soutenu par Trump
La Maison Blanche a confirmé que les États-Unis avaient été consultés avant ces frappes, mais n’a pas explicitement donné son feu vert. L’administration américaine a rappelé son soutien au droit d’Israël à se défendre, tout en appelant à éviter les pertes civiles. « Comme l’a clairement indiqué le président Trump, le Hamas, les houthistes, l’Iran – tous ceux qui cherchent à terroriser non seulement Israël, mais aussi les Etats-Unis – en paieront le prix : l’enfer se déchaînera », a affirmé Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche.
« Nous ne cesserons pas de nous battre tant que tous nos otages ne seront pas rentrés chez eux et que nous n’aurons pas atteint tous les objectifs de la guerre », a affirmé de son côté le ministre de la Défense israélien, Israel Katz.
Gaza : Les otages sacrifiés par Benjamin Netanyahou ?
Si Israël annonce vouloir récupérer les otages, cette attaque risque d’avoir l’effet totalement inverse. Outre faire sauter la trêve et rendre encore plus tendus les déjà très difficiles négociations, la question de ce que va faire le Hamas reste entière. D’autant plus que l’organisation a assuré que « la décision de Nétanyahou de reprendre la guerre est une décision de sacrifier les prisonniers et une condamnation à mort à leur encontre. »








