Une découverte surprenante sur les bisons de Yellowstone

Saviez-vous que les bisons de Yellowstone ne forment plus qu’un seul grand troupeau interreproducteur ?

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Les bisons de Yellowstone : une population soudée et en pleine forme
Une découverte surprenante sur les bisons de Yellowstone © Armees.com

Les bisons du parc national de Yellowstone symbolisent la faune américaine. Des chercheurs de la Texas A&M College of Veterinary Medicine and Biomedical Sciences ont récemment mis au jour une découverte surprenante sur ces animaux. Contrairement aux idées reçues, on se rend compte aujourd’hui que les bisons ne forment plus que d’un seul et grand groupe qui se reproduit entre eux. Cette nouvelle vision pourrait bien changer la façon dont on s’occupe de leur gestion et de leur préservation, en assurant leur pérennité.

Une évolution génétique marquante

Il y a une vingtaine d’années, des recherches génétiques indiquaient que les bisons de Yellowstone suivaient d’anciens schémas de reproduction en formant deux troupeaux séparés. Mais une étude récente parue dans le Journal of Heredity montre un changement évident dans ce comportement. Les spécialistes suggèrent maintenant de voir cette population comme un unique grand troupeau interreproducteur. Cette constatation est déterminante pour adapter les méthodes de préservation et garantir la survie de ces animaux impressionnants.

Ce changement s’inscrit dans une histoire plutôt mouvementée. Au XIXe siècle, les bisons ont vécu un véritable « goulot d’étranglement » en Amérique du Nord. À cette époque, seulement 23 bisons sauvages avaient résisté au braconnage intensif à Yellowstone. Pour sauver la situation, en 1902, quelques bisons domestiques du Montana occidental et du Texas Panhandle ont été introduits pour stabiliser et renforcer le groupe sauvage existant.

La manière de s’occuper des bisons à l’avenir

Aujourd’hui, grâce à ces réintroductions et aux bonnes conditions dans le parc national de Yellowstone, la population varie entre 4 000 et 6 000 individus et forme un groupe unique, génétiquement vigoureux. Pour le Dr James Derr, cette réussite représente « l’une des plus grandes réussites de conservation de la faune de tous les temps » relate today.tamu.edu.

Même si ce succès est indéniable, le débat continue parmi les défenseurs de l’environnement sur la meilleure façon de gérer cette diversité génétique retrouvée. Le Dr Sam Stroupe insiste sur l’importance d’analyser des échantillons issus des principaux groupes estivaux et hivernaux pour bien comprendre la structure génétique actuelle.

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