Le 3 janvier 2026, le Venezuela s’est réveillé sous les bombes américaines. En quelques heures, des frappes aériennes, suivies d’une opération de forces spéciales, ont conduit à l’enlèvement du président Nicolás Maduro et à une mise sous tutelle politique par Washington. L’événement, présenté par l’administration Trump comme une réponse à la drogue, s’inscrit dans une histoire plus large d’impérialisme américain en Amérique latine, où le pétrole reste un enjeu central puisque le Venezuela en détient les plus grosses réserves au monde.
Venezuela : l’attaque américaine et l’enlèvement de Maduro
Dans la nuit du 3 janvier 2025, le Venezuela a été la cible d’une offensive américaine coordonnée. Selon l’agence Reuters, plus de 150 avions et des forces spéciales ont été mobilisés pour neutraliser des installations militaires et sécuritaires autour de Caracas, avant une intervention terrestre ciblée. Ainsi, après des mois de préparation, les États-Unis ont capturé le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores, les transférant immédiatement vers New York pour y être détenus, selon Reuters daté du 3 janvier 2026. Cette opération, baptisée par Washington « Absolute Resolve », a été menée sans mandat international, ce qui a immédiatement soulevé des critiques.
Cependant, au-delà de l’effet de surprise, l’attaque sur le Venezuela a provoqué un choc politique et humain. Reuters évoque au moins 32 ressortissants cubains tués, tandis que les autorités locales font état de dizaines de morts parmi les forces alliées au pouvoir. Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « agression militaire » et la Cour suprême a nommé Delcy Rodríguez présidente par intérim, une décision validée par l’état-major, afin d’éviter un vide institutionnel immédiat.
Venezuela : drogue ou pétrole ? les raisons réelles de l’intervention
Officiellement, Washington affirme avoir frappé le Venezuela pour lutter contre la drogue et le narcotrafic. Les autorités américaines s’appuient sur des accusations judiciaires anciennes, réactivées pour l’occasion. Un acte d’accusation du département américain de la Justice évoque des conspirations liées au trafic de cocaïne, mentionnant par exemple plus de 5,5 tonnes de drogue transportées lors d’opérations attribuées à des réseaux proches du pouvoir vénézuélien, selon un document officiel du DOJ. Dans ce cadre, Donald Trump a martelé que l’intervention relevait de la justice et non d’un changement de régime, selon Reuters.
Toutefois, cette justification peine à convaincre. En effet, le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, un fait régulièrement souligné par les observateurs internationaux, tandis que le trafic de drogue reste relativement faible par rapport à d’autres pays d’Amérique latine, comme la Colombie.
D’ailleurs, plusieurs déclarations américaines laissent transparaître cet intérêt stratégique pour le pétrole. Donald Trump a ainsi déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela pendant une période de transition, sans en préciser la durée, et que ses majors du pétrole reprendraient le contrôle des ressources. Le discours sur la drogue apparaît, pour de nombreux analystes, comme un habillage politique masquant un objectif énergétique clair.
Venezuela et nouvelles menaces de Trump : une tutelle assumée
Depuis l’attaque, le Venezuela vit sous la menace permanente d’une escalade. Donald Trump a averti qu’une seconde frappe était possible si les autorités restantes ne coopéraient pas avec Washington, selon Reuters. Ce message s’adresse autant aux dirigeants vénézuéliens qu’aux pays de la région. Le président américain a même évoqué la possibilité d’actions militaires contre la Colombie, Cuba ou le Mexique si, selon lui, les flux de drogue ne diminuaient pas.
Sur le plan international, les réactions sont vives. Le secrétaire général de l’ONU, par la voix de son porte-parole, a dénoncé un « dangereux précédent », toujours selon Reuters, rappelant l’importance du respect du droit international. La France a peu condamné l’opération, estimant qu’aucune solution ne pouvait être imposée de l’extérieur. La Russie, de son côté, a qualifié l’attaque contre le Venezuela d’illégale et déstabilisatrice, soulignant explicitement l’enjeu pétrolier dans les motivations américaines, tandis que la Chine a vivement dénoncé et demandé la libération du président kidnappé.








