Une nouvelle alliance navale entre l’Australie, le Japon et les USA pourrait tout changer

L’accord entre l’Australie, le Japon et les États-Unis pourrait bouleverser l’équilibre des forces en Indo-Pacifique, face à la montée en puissance de la Chine.

Publié le
Lecture : 2 min
Une nouvelle alliance navale entre l’Australie, le Japon et les USA pourrait tout changer
Une nouvelle alliance navale entre l’Australie, le Japon et les USA pourrait tout changer | Armees.com

Un accord trilatéral marquant vient d’être signé entre l’Australie, le Japon et les États-Unis pour renforcer la coopération logistique entre les forces navales de ces trois pays. Ce partenariat inédit pourrait bien redéfinir la donne dans la région Indo-Pacifique. En s’associant pour optimiser le ravitaillement et la maintenance de leurs navires de guerre, ces nations envoient un message fort face aux tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, et renforcent leur stratégie autour des sous-marins nucléaires.

Un partenariat stratégique renforcé

Signé à bord de l’USS America à Brisbane, cet accord a pour but de rendre plus efficaces les opérations navales communes, soulignant l’excellence opérationnelle de ce navire. Désormais, les navires de guerre des trois pays pourront se ravitailler en carburant, se réapprovisionner et être réparés plus facilement, que ce soit dans les ports ou directement en mer. Ce dispositif permet aussi le rechargement des systèmes de missiles et le ravitaillement en carburant des navires en pleine mer. Par ailleurs, les pétroliers militaires australiens et japonais auront accès aux services de pétroliers commerciaux contractés avec la marine américaine.

Cette collaboration s’inscrit dans la vision d’un « Indo-Pacifique libre et ouvert », idée lancée par l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe et reprise par Donald Trump en 2017, illustrant l’importance de la coopération bilatérale. Le vice-amiral Jeff Jablon a d’ailleurs déclaré : « Le bon matériel et les bons services au bon endroit, au bon moment. » Il a aussi précisé que cet accord est un avertissement limpide à tout adversaire qui chercherait à contrecarrer cette vision.

Face aux initiatives chinoises

L’accord arrive alors que la Chine étend son influence en mer. Récemment, la marine chinoise a mené des exercices de tir réel en mer de Tasman et a fait naviguer ses porte-avions Liaoning et Shandong au-delà de la « première chaîne d’îles ». Ces mouvements ont été repérés près des îles du Pacifique Sud.

Avec une flotte de 395 navires, contre 296 pour la marine américaine, la Chine figure parmi les quinze pays possédant des porte-avions qui peuvent fonctionner simultanément avec une escorte complète. John Phelan explique que l’objectif de Pékin ne se limite pas à la défense de ses territoires mais vise aussi à asseoir son influence dans la région indo-pacifique.

Nouvelles initiatives techniques et logistiques

Des avancées techniques sont aussi en préparation pour soutenir cette coopération. Le Naval Sea Systems Command (NAVSEA) travaille sur des systèmes de transfert de missiles qui permettront un rechargement rapide en mer. Ces systèmes seront compatibles avec les lanceurs MK-41 et des démonstrations sont prévues pour 2025 et 2026.

D’autre part, depuis 2011, des connexions CONSOL ont été mises en place sur les navires-citernes commerciaux pour faciliter le ravitaillement en mer. Depuis 2022, cette initiative a pris de l’ampleur grâce à l’augmentation des opérations et des formations conjointes.

Lors d’exercices tels que Talisman-Sabre 2025, qui verra la participation active de l’Australie, du Japon et d’autres partenaires internationaux, ces nouvelles capacités vont être testées sur le terrain, en parallèle avec le Global Combat Air Programme. Commodore Catherine Rhodes s’est dite très enthousiaste en parlant des opportunités offertes par cette coopération : « Nous avons des chances nettes de collaborer trilatéralement sur des initiatives logistiques. »

1 réflexion au sujet de « Une nouvelle alliance navale entre l’Australie, le Japon et les USA pourrait tout changer »

  1. Une question. Pourquoi la France n’est incluse dans cet accord.
    Je suis résident au Vanuatu.

Laisser un commentaire

Share to...