Lundi 3 novembre, une opération internationale d’envergure, connue sous le nom de « El Dorado », a permis de stopper un sous-marin semi-submersible chargé de plus de 1,7 tonne de cocaïne en plein océan Atlantique, rapporte Euronews. Cette saisie vient sérieusement perturber les réseaux de trafic reliant l’Amérique latine à l’Europe, et montre une fois de plus combien la coopération entre pays est indispensable pour lutter contre le narcotrafic et les saisies maritimes.
Qui étaient les acteurs de l’opération ?
Le succès de cette affaire tient à la collaboration étroite entre plusieurs agences internationales. La police judiciaire portugaise (PJ), assistée par la marine et l’armée de l’air du Portugal, a joué un rôle majeur dans l’interception. Du côté du Royaume-Uni, c’est la National Crime Agency (NCA) qui a été présente, alors que les États-Unis ont fait intervenir la Drug Enforcement Agency (DEA) et le Joint Interagency Task Force South (JIATF South).
Le Centre d’analyse et d’opérations maritimes sur le trafic de drogue (MAOC-N), situé à Lisbonne, a également été un acteur de premier plan. Ce centre regroupe huit pays européens :
- l’Allemagne
- la Belgique
- l’Espagne
- la France
- l’Irlande
- l’Italie
- les Pays-Bas
- le Portugal
Comment s’est déroulée l’interception et les arrestations ?
Le sous-marin intercepté se dirigeait vers plusieurs destinations en Europe et embarquait quatre membres d’équipage originaires d’Amérique du Sud : deux Équatoriens, un Vénézuélien et un Colombien. Ils ont tous été arrêtés et placés en détention provisoire après avoir comparu devant le tribunal des Açores le mardi qui a suivi leur arrestation. Même si leurs nationalités sont bien identifiées, le point de départ du sous-marin n’a pas été précisé.
Lors d’une conférence de presse, le chef de l’unité antidrogue portugaise a indiqué que « la diversité des nationalités impliquées montre bien à quel point le fonctionnement d’une organisation criminelle dépasse les frontières ». Finalement, le sous-marin a coulé en pleine mer car il était trop fragile pour être ramené à un port sécurisé.
Un phénomène qui se multiplie
Ce n’est pas le premier cas de ce genre. D’après la marine portugaise, c’est déjà le deuxième narco-sous-marin repéré cette année. En mars dernier, un autre sous-marin transportant plus de six tonnes de cocaïne avait été saisi à environ 2 200 kilomètres de Lisbonne. Ces embarcations clandestines, souvent fabriquées par des réseaux sud-américains, sont conçues pour rester suffisamment immergées afin d’échapper aux radars et aux satellites.
Sur la scène internationale, ce genre d’opération s’inscrit dans une stratégie plus générale menée par les États-Unis sous l’administration Trump, qui a décidé de sévir contre les navires utilisés pour faire passer de la drogue sur leur sol.








