Guerre en Ukraine : l’UE sanctionne cette fois-ci la flotte fantôme russe

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Guerre en Ukraine : l’UE sanctionne cette fois-ci la flotte fantôme russe | Armees.com

L’Union européenne resserre une fois de plus son étau. Derrière des mots feutrés et des décisions techniques, une stratégie se dessine. Mais quels rouages économiques et diplomatiques se cachent derrière ces nouvelles mesures contre la Russie ? 

Des navires discrets sillonnent les océans, invisibles pour les radars, mais cruciaux pour maintenir une économie sous pression. En face, l’Europe affine ses outils pour percer ces brumes maritimes et renforcer son impact sur la scène internationale.

Qu’est-ce que cette flotte fantôme russe ?

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine en février 2022, l’UE ajuste sans cesse son arsenal de sanctions. Ce 15ᵉ train de sanctions cible une économie clandestine bien rodée. « Nous maintiendrons la pression jusqu’à ce que le Kremlin comprenne que ses actes ont un coût », affirme Ursula von der Leyen. Le message est clair : chaque nouvelle décision vise à étouffer les financements permettant à la Russie de poursuivre son effort de guerre. Pourtant, les sanctions ne se limitent pas à l’économie : elles touchent également des zones moins visibles, mais tout aussi stratégiques.

Au cœur de cette nouvelle salve, un adversaire singulier : la « flotte fantôme » russe. Cette flotte se compose de navires vétustes, souvent âgés de plus de vingt ans, échappant aux sanctions internationales grâce à des pratiques douteuses. Sous des pavillons de complaisance, ces pétroliers circulent discrètement pour acheminer du pétrole brut. Ces navires usent de stratagèmes comme l’extinction des transpondeurs, les transferts en haute mer et la manipulation des documents de bord. Résultat : une source de revenus quasi impossible à suivre, mais essentielle pour Moscou. Le Kremlin a engrangé près de 475 milliards d’euros grâce à ses exportations pétrolières depuis février 2022, selon le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA).

Les actions prises par la Commission de l’UE

Ces navires ne posent pas uniquement des problèmes financiers. Leur mauvais état, couplé à un défaut d’assurance, fait peser un risque écologique majeur. Bruxelles redoute une marée noire à proximité de pays européens, un scénario catastrophique pour les écosystèmes européens.
Pour contrer ce danger, le 15ᵉ train de sanctions interdit l’accès aux ports européens à une cinquantaine de navires suspects.

Les sanctions européennes, bien que nécessaires, ne suffisent pas toujours. La Chine et l’Inde, principaux acheteurs de pétrole russe, continuent de jouer un rôle-clé. Ils raffinent et revendent parfois ce pétrole sur les marchés européens sous une autre étiquette, compliquant la traque des exportations russes.
Mais une surprise est venue de la présidence hongroise de l’UE. Longtemps critiquée pour sa proximité avec Moscou, elle a permis une adoption rapide de ces mesures. 

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