Taïwan en alerte maximale : le cauchemar d’une invasion chinoise

Taïwan intensifie sa préparation face à une invasion potentielle de la Chine avec des exercices d’envergure.

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Taïwan en alerte maximale : le cauchemar d’une invasion chinoise
Taïwan en alerte maximale : le cauchemar d’une invasion chinoise © Armees.com

Récemment, Taïwan a redoublé d’efforts pour que tout le monde soit prêt en cas d’attaque chinoise. L’île a organisé un exercice annuel d’envergure dans plusieurs villes afin de montrer à ses habitants ce qu’une invasion pourrait impliquer et de tester leur capacité à se débrouiller en situation d’urgence. Les sirènes d’alerte et les évacuations simulées rappellent combien la préparation de la population est capitale en ces temps de fortes tensions.

Un exercice marquant à Taipei

Le 17 juillet, c’est à Taipei, la capitale qui compte 2,5 millions d’habitants, que se sont déroulées les principales manœuvres. À 13H30 (soit 05H30 GMT), la ville a été mise sur pause pendant environ trente minutes. La circulation a été stoppée et les habitants ont été dirigés vers des abris souterrains ou vers les stations de métro. Une « alerte présidentielle » a été envoyée sur tous les téléphones portables avec le message : « Attaque de missile. Cherchez un refuge immédiatement ». Le signal sonore se composait d’une longue sonnerie suivie de deux brefs avertissements.

Les réactions ont été très diverses. Par exemple, Tracy Herr, 50 ans, s’est réfugiée dans une station de métro, mais elle a remarqué que certains Taïwanais ne prenaient pas vraiment l’exercice au sérieux. Quant à Oscar Wang, 25 ans, il a insisté sur le fait qu’il était important que chacun se familiarise avec les itinéraires d’évacuation (AFP). D’autres, comme Chi-Kao, se demandaient à quoi pouvaient bien servir ces simulations, tandis que Yang Shu-ting avouait être nerveuse étant donné qu’elle n’avait pas été prévenue à l’avance.

Simulations et galères logistiques

En parallèle des évacuations, Taïwan a aussi organisé une simulation de distribution d’aide en période de guerre. Des dizaines de personnes ont fait la file pour recevoir des sacs de riz, de l’huile de cuisson et du sel. Un scénario prévoyant un afflux massif de blessés était également au programme. Ces mises en situation servent à préparer la population tout en vérifiant comment les secours réagissent.

Cependant, ces préparatifs ne se font pas sans embûches. Chieh Chung a d’ailleurs souligné que les routes et les ponts de l’île compliquent le passage pour les véhicules blindés.

Politique et militaire

Les relations entre Taïwan et la Chine sont tendues depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949, puisque Pékin considère toujours l’île comme une province en rébellion. Face à cette menace constante, le président taiwanais, Lai Ching-te, n’hésite pas à alerter la population.

Dans le même temps, Taïwan a lancé ses exercices militaires annuels en mobilisant 22 000 réservistes – le plus grand effectif depuis 1984. Les troupes, équipées notamment de missiles antiaériens Stinger (fournis par les États-Unis), font partie des ventes d’armes américaines qui renforcent la défense de Taïwan.

Agissements chinois qui inquiètent

Pendant que Taïwan menait ses exercices, une intensification des manœuvres militaires chinoises a été repérée près des côtes de l’île. En effet, 31 avions et 7 navires militaires ont été détectés quelques jours avant le début des simulations taïwanaises. Ces mouvements renforcent encore la nécessité pour Taïwan de se mettre en mode « prêt à tout » pour assurer la sécurité régionale.

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