Une explosion nocturne, des marins portés disparus et des zones d’ombre. L’histoire du naufrage du cargo russe Ursa Major en Méditerranée soulève de nombreuses questions. Entre conditions météorologiques défavorables et accusations graves, que s’est-il réellement passé à bord ?
Au-delà du simple naufrage, c’est l’ampleur des circonstances entourant l’incident qui attire l’attention. Des explosions, une intervention militaire et des déclarations énigmatiques transforment ce drame maritime en une affaire aux ramifications internationales.
Naufrage du cargo russe : une « attaque terroriste » en ligne de mire ?
Le Ursa Major, un cargo imposant affilié au ministère russe de la Défense, a sombré dans les eaux internationales à environ 105 km des côtes espagnoles, près d’Almeria. Selon les secours en mer espagnols, l’équipage a émis un appel de détresse dans la nuit du 23 au 24 décembre 2024. Cet appel faisait état d’une explosion survenue dans la salle des machines. Malgré des conditions météorologiques difficiles, les autorités espagnoles ont rapidement dépêché des navires et un hélicoptère pour intervenir.
À bord se trouvaient 16 membres d’équipage, tous de nationalité russe. Quatorze marins ont pu être secourus et conduits à Carthagène, tandis que deux restent portés disparus. Les opérations de recherche ont ensuite été reprises par un navire de guerre russe, conformément aux protocoles maritimes internationaux.
L’entreprise Oboronloguistika, propriétaire du cargo, a avancé une hypothèse troublante : le naufrage serait le résultat d’une attaque terroriste. « Trois explosions consécutives », témoigne-t-elle, auraient provoqué un roulis fatal et l’entrée d’eau qui a condamné le navire. Aucun groupe ou individu n’a été nommé comme responsable potentiel, et les éléments prouvant cette version demeurent flous.
Une enquête a été ouverte en Russie pour « violation des règles de sécurité » du transport maritime. Ce flou laisse planer un doute : s’agit-il d’une négligence technique ou d’un acte délibéré ?
Une arrivée qui était prévue mi-janvier 2025
Le Ursa Major et son propriétaire Oboronloguistika n’échappent pas à la polémique. Depuis mai 2022, le cargo figure sur la liste des sanctions américaines en raison de son lien étroit avec l’armée russe. Utilisé pour le transport de matériel militaire, le navire naviguait sous haute surveillance internationale.
Pour ce voyage, le cargo transportait officiellement des grues portuaires et des couvercles de trappe pour des brise-glaces. Pourtant, certains observateurs évoquent la possibilité d’un contenu plus stratégique.
La mer Méditerranée est une route maritime vitale pour le commerce et les opérations militaires. Récemment, la région a été marquée par des catastrophes environnementales et des affrontements indirects entre grandes puissances. Le cargo avait quitté Saint-Pétersbourg, en Russie, le 11 décembre 2024, pour rejoindre Vladivostok, tout à l’est du pays, avec une arrivée prévue le 22 janvier 2025, selon le site MarineTraffic.com.









De toute façon c’est russe donc ca doit être eliminé