Les Britanniques préparent un dispositif inédit… et Moscou risque de ne pas apprécier

Le programme Atlantic Bastion promet de révolutionner la sécurité maritime britannique.

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Les Britanniques préparent un dispositif inédit… et Moscou risque de ne pas apprécier
Les Britanniques préparent un dispositif inédit… et Moscou risque de ne pas apprécier | Armees.com

Le Royaume-Uni passe une étape majeure avec l’annonce du projet Atlantic Bastion, un programme hybride, à la fois militaire et technologique, destiné à renforcer la protection des infrastructures sous-marines critiques comme les câbles et les pipelines. Présenté par John Healey depuis le port de Portsmouth « ce dimanche », le projet s’inscrit dans un climat de tensions géopolitiques croissantes, notamment avec la Russie. Au-delà de la protection des installations, l’initiative vise aussi à traquer les sous-marins russes qui menacent la souveraineté des eaux territoriales britanniques.

Objectifs et enjeux stratégiques

Le programme Atlantic Bastion cherche à créer une « force hybride hautement avancée » en combinant navires autonomes, intelligence artificielle, navires de guerre et aéronefs. L’idée est de pouvoir localiser, suivre et neutraliser des adversaires de manière proactive. John Healey, cité par Le Parisien, insiste : « il s’agit de garder une longueur d’avance sur les Russes », rappelant la posture défensive mais déterminée du Royaume-Uni face à l’augmentation de 30 % de l’activité des sous-marins russes ces deux dernières années, une hausse accentuée par la guerre en Ukraine.

Pour accélérer le déploiement, un premier investissement de « une petite dizaine de millions d’euros » est prévu pour 2025. Le projet en est encore à ses phases préliminaires, mais certains éléments sont déjà en test, comme le SG-1 Fathom, un planeur sous-marin fabriqué par la société de défense allemande Helsing et testé par la Royal Navy.

Technologies et acteurs impliqués

Le SG-1 Fathom est présenté comme une avancée notable : il peut patrouiller de façon autonome pendant des mois grâce à des logiciels entraînés sur des décennies de données acoustiques. Conçu pour surveiller les profondeurs et détecter, avec ses capacités auditives avancées, la présence d’adversaires potentiels, il illustre bien l’approche technologique du programme. Katie Raine, responsable du programme Fathom, résume : « le SG-1 Fathom patrouille dans les profondeurs de l’océan ».

Le projet englobe aussi des frégates anti-sous-marines de type 26 (considérées comme « de pointe »), des avions de surveillance militaire P-8 Poséidon, ainsi que des dispositifs comme le drone sous-marin Excalibur et l’hélicoptère sans pilote Proteus. Ce dernier, développé par BAE Systems, s’inscrit dans une tendance à généraliser l’usage de drones au sein de la Royal Navy. À cet égard, la Norvège a récemment acquis cinq frégates de type 26 pour un montant de 11,5 milliards d’euros, signe de la coopération entre alliés européens face aux menaces maritimes.

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