Les astronomes n’en reviennent pas : un « méga-laser » détecté à 8 milliards d’années-lumière est encore actif

Une découverte astronomique incroyable : un gigamaser hydroxyle a été repéré à plus de 8 milliards d’années-lumière !

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Les astronomes n’en reviennent pas : un « méga-laser » détecté à 8 milliards d’années-lumière est encore actif
Les astronomes n’en reviennent pas : un « méga-laser » détecté à 8 milliards d’années-lumière est encore actif © Armees.com

Une nouvelle trouvaille astronomique vient d’être annoncée par une équipe d’astrophysiciens utilisant le réseau sud-africain MeerKAT. Le signal, identifié comme HATLAS J142935.3,002836, a été repéré à plus de 8 milliards d’années‑lumière de la Terre, un exploit rendu possible en partie par l’effet de lentille gravitationnelle d’une galaxie située sur la même ligne de visée. Ce qui surprend surtout, c’est la puissance lumineuse du signal, au point que les chercheurs proposent de reclasser ce type d’émission hydroxyle au rang de gigamaser.

Un regard fascinant sur le passé de l’univers

Le signal a été détecté par le radiotélescope MeerKAT, et il a voyagé pendant plus de 8 milliards d’années avant d’atteindre nos instruments, offrant une fenêtre sur une phase ancienne de l’univers. Le décalage vers le rouge mesuré à z = 1,027 indique que l’émission a débuté bien avant la formation de la Terre. La longueur d’onde observée est d’environ 0,18 m, et le spectre pointe vers la molécule d’hydroxyle (OH), avec des raies proches de 1 667 MHz et 1 665 MHz.

Fait remarquable : cette découverte a été obtenue après un temps d’observation étonnamment court, seulement quelques heures, grâce à l’efficacité de MeerKAT.

Maser ou gigamaser : comment ça marche

Le phénomène observé ressemble à un maser, un amplificateur naturel qui fonctionne par émission stimulée de micro‑ondes. Mais l’intensité exceptionnelle du signal a poussé l’équipe à parler de gigamaser : la concentration et la puissance de l’émission dépassent ce qu’on attend habituellement des hydroxyl megamasers. Dr Thato Manamela de l’Université de Pretoria résume bien la chose : « Nous voyons l’équivalent radio d’un laser à mi‑parcours de l’univers. »

Des galaxies qui fusionnent et une lentille cosmique

Les chercheurs attribuent l’origine du gigamaser à une galaxie en pleine fusion, un processus qui comprime les nuages moléculaires et déclenche une activité turbulente, des conditions propices à la formation de masers hydroxyles. Ces milieux deviennent épais et poussiéreux, favorisant l’accumulation de molécules d’OH dans la Zone Moléculaire Centrale.

En plus, une galaxie en avant-plan agit comme une lentille gravitationnelle, décrite par Universe Today comme un « télescope cosmique », similaire aux autoroutes cachées de l’espace. Ce phénomène focalise et amplifie l’émission de l’arrière-plan, expliquant pourquoi le signal nous paraît si lumineux malgré l’énorme distance.

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