La Station spatiale internationale bientôt pulvérisée : la NASA prépare une relève spectaculaire

L’ISS tire sa révérence après plus de 20 ans d’exploration, mais de nouvelles stations orbitales émergent.

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La Station spatiale internationale bientôt pulvérisée : la NASA prépare une relève spectaculaire
La Station spatiale internationale bientôt pulvérisée : la NASA prépare une relève spectaculaire © Armees.com

La station spatiale internationale (ISS), véritable vitrine de la coopération mondiale en exploration spatiale, va entamer ses dernières années en orbite. Lancée en novembre 2000, elle a accueilli en continu plus de 250 astronautes venus de vingt nationalités différentes. Alors que sa désorbitation est prévue pour 2030, les agences spatiales se préparent à clore un chapitre important tout en se lançant dans de nouveaux projets pour exploiter l’orbite terrestre basse.

Une collaboration internationale au service de la science

L’ISS est un bel exemple de coopération internationale entre les États-Unis, l’Europe, le Canada, le Japon et la Russie. Même avec les récents remous géopolitiques – par exemple, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a poussé les pays occidentaux à rompre avec Roscosmos – la station a permis de mener plus de 4 000 expériences et de produire plus de 4 400 publications scientifiques. Ces travaux ont permis de faire progresser de nombreux domaines comme la biotechnologie, la science des matériaux ou la médecine, avec des avancées telles que le développement de rétines artificielles ou le séquençage d’ADN en apesanteur, malgré les risques physiques.

Grâce à son environnement où la gravité est très faible et où les conditions extrêmes règnent, l’ISS a offert la possibilité d’observer de phénomènes physiques et biologiques difficiles à étudier sur Terre.

Vers une nouvelle ère dans l’espace

Alors que l’heure tourne pour l’ISS, la NASA et ses partenaires internationaux cherchent activement des solutions pour maintenir une présence humaine en orbite basse. En décembre 2021, la NASA a dévoilé trois contrats destinés à financer le développement de stations spatiales privées et commerciales, avec un investissement total de plus de 400 millions d’euros. Ces nouvelles stations devront pouvoir héberger un équipage pendant au moins trente jours d’affilée.

Parmi les projets en cours, on retrouve plusieurs initiatives prometteuses : Gateway, lancé dans le cadre du programme Artemis par les États-Unis en collaboration avec l’Europe, le Japon et le Canada.

  • La station russe Ross, qui doit toutefois surmonter des difficultés financières.
  • L’ambitieux projet américain Orbital Reef, soutenu par Blue Origin et Sierra Space.
  • Le projet franco-américain Starlab, né de la coopération entre Voyager Space et Airbus.
  • Et enfin, le module américain Haven, qui devrait décoller dès 2026 grâce à Vast.

Le défi du désorbitage

Amener l’ISS à se désintégrer de manière contrôlée sera une opération complexe nécessitant une coordination étroite entre les agences spatiales impliquées. La NASA a fait appel à SpaceX pour construire un véhicule qui remorquera l’ISS jusqu’à son dernier point au-dessus du Pacifique, vers le « Point Nemo », où elle se désintégrera en entrant dans l’atmosphère.

Pendant ce temps, d’autres pays poursuivent leurs ambitions spatiales de manière indépendante. Par exemple, la Chine gère sa propre station Tiangong depuis 2021, accueillant un équipage renouvelé tous les six mois et ayant récemment signé avec le Pakistan pour recevoir son premier astronaute étranger, tandis que la NASA continue ses missions prolongées sur l’ISS (TF1).

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