La Belgique compte céder l’intégralité de sa flotte de F-16 à l’Ukraine d’ici 2030, selon le quotidien flamand De Morgen. Il s’agit pour l’instant d’un engagement politique, et non d’une décision officielle, mais le projet renforcerait sensiblement le soutien militaire belge à Kiev et pourrait peser sur les équilibres régionaux dans les années à venir.
Un transfert en plusieurs étapes
D’après le média belge Le Soir, la flotte aérienne belge compte 50 F-16, dont une partie sera transférée progressivement à l’Ukraine. Le premier envoi, prévu cette année, portera sur 7 avions, dont 3 sont déclarés opérationnels. Les 4 autres serviront à la formation technique du personnel ukrainien, en particulier des techniciens en aéronautique. Viendra ensuite un transfert intermédiaire d’une vingtaine d’appareils, planifié sur les deux années suivantes.
Le calendrier est précis. Le gouvernement belge doit officialiser ce programme de soutien courant 2028. Une fois cette étape franchie, le reste de la flotte continuera d’être transféré jusqu’en 2030, date prévue pour la fin de l’opération.
Un choix lié à la modernisation
La cession de l’ensemble des F-16 à l’Ukraine s’explique par la transition technologique de l’armée belge, qui passe au F-35 Lightning II. Ce modèle plus récent remplace des F-16 vieillissants, dont le maintien en condition opérationnelle deviendrait coûteux. Le journal cite d’ailleurs une remarque sur leur faible valeur de revente : « On aurait jamais pu les revendre ».
Une partie de la transition repose sur la récupération des pièces détachées. La majorité des appareils cédés devrait finir ainsi, ce qui leur donne une utilité au-delà du seul déploiement en vol.
Un dossier politique et logistique à suivre
Le transfert reste au stade de proposition, mais il traduit un engagement politique appuyé de la Belgique envers l’Ukraine. Ce soutien prolonge les relations diplomatiques et la coopération militaire entre les deux pays, dans un contexte international tendu. La décision devra encore passer par une procédure de validation, sous la forme d’un vote d’aide officiel.
Le plan suscite des débats sur ses conséquences économiques et militaires. Il dessine à la fois une orientation des capacités militaires belges et un signal de soutien à l’Ukraine sur la scène internationale.








