Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, Volodymyr Zelensky se dit prêt à échanger avec la Russie dans le cadre d’un sommet pour la paix. Depuis le début de l’invasion russe, Moscou est exclue des discussions.
Volodymyr Zelensky prêt à échanger avec Moscou dans le cadre de la guerre en Ukraine
Lors du premier sommet de paix en juin en Suisse, où une centaine de pays étaient représentés, la Russie n’avait pas été invitée et la Chine avait refusé de participer. Cependant, Volodymyr Zelensky se montre désormais enclin à négocier directement avec la Russie dans le cadre d’un sommet pour la paix. Par ailleurs, il accepte que ces négociations aient lieu sans un retrait des troupes russes au préalable. Moscou occupe aujourd’hui 20 % du territoire ukrainien et dispose de 700 000 hommes sur place.
Le chemin vers des négociations de paix semble semé d’embûches. Volodymyr Zelensky insiste sur la souveraineté de l’Ukraine sur tous ses territoires, y compris la Crimée. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en 10 points, impliquant le retrait des forces russes, mais cette proposition avait été rejetée par Moscou. Par ailleurs, la Russie se montre réticente à négocier sans engagements clairs de la part de Kiev, des engagements jugés impossibles à prendre.
Le soutien américain pas remis en cause selon Zelensky
Les exigences de la Russie comprennent l’abandon par l’Ukraine des quatre régions annexées et la garantie que Kiev ne rejoindra pas l’OTAN. Ces conditions ont été refusées par l’Ukraine et ses alliés occidentaux. Néanmoins, Volodymyr Zelensky envisage de relancer les pourparlers, espérant que le contexte international, notamment les résultats de l’élection présidentielle américaine, pourrait influencer la suite des événements.
En effet, les incertitudes liées à une possible nouvelle présidence de Donald Trump restent nombreuses dans ce contexte de guerre en Ukraine. Malgré les préoccupations concernant le soutien américain, il exprime sa confiance dans le maintien des aides américaines. Cependant, une victoire de Trump pourrait contraindre Kiev à négocier avec Moscou dans une position moins favorable.








