Récemment, dix pays viennent de reconnaître l’État palestinien, et ça change vraiment la donne en politique internationale. Cette annonce, qui a fait réagir le monde entier, montre combien le conflit israélo-palestinien reste un sujet complexe et sensible. Pour certains, c’est un pas vers la paix, alors que d’autres y voient un risque pour la stabilité dans la région.
Une reconnaissance qui se répand
Le 22 septembre, à l’initiative d’Emmanuel Macron, la reconnaissance de l’État palestinien a été officialisée par la France lors d’une cérémonie à l’ONU. Neuf autres pays ont suivi le mouvement : le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, Malte, Saint-Marin et Andorre. Avec ces adhésions, 148 pays reconnaissent désormais l’État de Palestine.
Cette démarche française a pour but de redynamiser les négociations après deux années de violents affrontements à Gaza et de faire avancer l’idée d’une solution à deux États. Emmanuel Macron a affirmé : « Je reconnais la légitimité de tous ces Palestiniens qui veulent un État, qui forment un peuple, qui souhaitent une nation et un État. » Une phrase qui réaffirme le soutien international aux aspirations nationales palestiniennes.
Des réactions qui se partagent
Sur la scène internationale, les avis sont très partagés. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n’a pas mâché ses mots et a dénoncé cette décision qu’il juge « unilatérale ». Il a même menacé de riposter contre la France, évoquant entre autres le rappel de l’ambassadeur d’Israël et la fermeture du consulat français à Jérusalem.
Au sein d’Israël, les opinions divergent aussi. Pour beaucoup, la solution à deux États ne semble pas être la bonne voie. Une Israélienne a ainsi expliqué : « C’est un problème politique qui dure depuis des années […] Il faut le régler avec des accords entre Israël et la Palestine, pas avec des déclarations unilatérales comme celle de la France. » Un autre citoyen israélien a exprimé ses réserves en affirmant que, selon lui, les Palestiniens viseraient plus l’emprise territoriale que la paix.
Le ressenti palestinien et la situation sur le terrain
Dans les territoires palestiniens, en particulier en Cisjordanie, cette reconnaissance renforce le sentiment de fierté nationale, surtout chez les plus jeunes. Dans une école locale, les élèves, âgés de 7 à 17 ans, débutent leur journée avec le lever des couleurs et l’hymne national palestinien. Ilin Bannat confie : « Ça me touche toujours quand j’entends et chante l’hymne national », tandis que Zeina Hamed déclare : « Nous formons une nation, cette terre est la nôtre et nous en sommes fiers. »
Toutefois, en réponse aux pressions internationales, Israël envisage de durcir sa présence en Cisjordanie. Parmi les mesures évoquées, on parle de l’éventuelle annexion de parties de la Cisjordanie ainsi que d’une intensification de la colonisation.
Des retombées possibles sur la scène internationale
Les conséquences de cette reconnaissance ne se limitent pas au Moyen-Orient. Les relations entre la France et Israël risquent d’en prendre un coup si les mesures prévues par Nétanyahou se concrétisent, comme par exemple l’arrêt de certaines livraisons d’armes.
La France a d’ores et déjà averti qu’une annexion constituerait une « ligne rouge » en violation des textes de l’ONU. Par ailleurs, d’autres acteurs, tels que les États-Unis et les Émirats arabes unis, pourraient jouer un rôle important dans ce dossier délicat. Washington envisagerait de suspendre ses livraisons d’armes à Israël, tandis que ben Zayed pourrait revoir sa participation aux accords d’Abraham.








