Le 25 novembre 2024, des images satellites ont révélé une expansion d’une usine d’armement en Corée du Nord, un complexe clé situé près de Hamhung. Cette installation, connue sous le nom de « usine du 11 février », joue un rôle stratégique dans la fabrication de missiles balistiques utilisés par la Russie dans le conflit en Ukraine. Ce développement soulève des inquiétudes internationales quant à la coopération militaire croissante entre Pyongyang et Moscou.
Un complexe en pleine expansion
Les images satellites, analysées par le James Martin Center for Nonproliferation Studies (CNS), montrent de nouveaux bâtiments en construction sur le site. Ces bâtiments incluent :
- Un nouvel espace d’assemblage, estimé à 60-70 % de la taille de l’édifice principal existant.
- Des logements pour les ouvriers, ce qui reflète un effort pour augmenter la capacité de production.
- Des améliorations aux infrastructures souterraines, incluant la suppression d’anciens obstacles logistiques, permettant un flux de production accru.
Ces infrastructures indiquent une volonté de moderniser et d’intensifier la fabrication de missiles comme le KN-23, connu pour ses trajectoires basses conçues pour éviter les défenses antimissiles.
Une connexion alarmante entre la Corée du Nord et la Russie
L’Ukraine affirme que les missiles KN-23 fabriqués par la Corée du Nord ont été utilisés par la Russie dans ses attaques. Bien que Moscou et Pyongyang aient nié tout transfert d’armes, la réalité semble différente. La collaboration entre ces deux nations s’est renforcée à travers un traité de défense signé en juin 2024, suivi par l’envoi de milliers de troupes nord-coréennes en soutien aux forces russes.
Les analystes estiment que la Russie, sous pression de maintenir un approvisionnement constant de munitions, pourrait compter sur les capacités de production de la Corée du Nord pour compenser ses propres limites industrielles.
Données chiffrées et analyses comparatives
| Élément | Données chiffrées |
|---|---|
| Taille du nouveau bâtiment | 60-70 % de la taille du bâtiment principal existant |
| Date du premier test KN-23 | Mai 2019 |
| Nombre de troupes nord-coréennes en Russie | Plus de 10 000 soldats déployés dans la région de Koursk |
La construction rapide de ces installations est corroborée par des entreprises sud-coréennes utilisant l’IA pour surveiller les évolutions structurelles. Ces travaux incluent également des modifications au complexe Vinalon, essentiel pour la production de carburants de missiles.
Les Nations Unies, traditionnellement unanimes dans leur opposition aux programmes balistiques nord-coréens, risquent une division face à cette coopération entre Moscou et Pyongyang. Cette situation remet en cause près de deux décennies de consensus international visant à freiner les ambitions nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Washington et Séoul expriment de sérieuses préoccupations. Ces actions augmentent le risque d’un conflit élargi en Asie-Pacifique, en plus d’intensifier la guerre en Ukraine.









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