Durant le week-end des 10 et 11 octobre 2026, l’aéroport international King Khalid de Riyad a été la cible de plusieurs frappes. Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué ces attaques, qui ont causé la mort de quatorze personnes et blessé plus de trois cents autres.
Le samedi 10 octobre, à 15 heures, un missile a frappé l’aéroport de Riyad. Selon l’AFP, une source diplomatique a souligné que les Houthis ciblaient des infrastructures civiles, qualifiant l’aéroport de cible civile. L’impact a touché le terminal passagers, semant la panique parmi les voyageurs. Un témoin a décrit des scènes de chaos, affirmant avoir vu des blessés courir en tous sens.
Le bilan s’est rapidement aggravé. L’autorité de l’aviation civile saoudienne a confirmé que treize personnes avaient perdu la vie : quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien, un Soudanais et un Indien. L’ambassade indienne a ensuite annoncé la mort d’un de ses ressortissants blessés, portant le total à quatorze victimes. Trois cent neuf personnes ont été blessées, dont plusieurs gravement. Certains ont été évacués par hélicoptère vers des hôpitaux de Riyad.
Réactions et mesures après les attaques
Les autorités sanitaires ont immédiatement réagi après l’attaque. Un membre du personnel médical a décrit une mobilisation d’urgence, avec des blessés dirigés vers divers hôpitaux. Une source médicale a précisé que des dizaines de blessés, principalement des Saoudiens, avaient été hospitalisés, dont cinq en soins intensifs.
En réponse à l’attaque, l’autorité de l’aviation civile a suspendu toutes les opérations à l’aéroport, en attendant une évaluation des dégâts et des mesures de sécurité. Kuwait Airways a annulé deux vols à destination de Koweït, et l’aéroport est resté fermé jusqu’au lundi 12 octobre à 23 heures (heure de Paris).
Nouvelle attaque le dimanche
Le dimanche 11 octobre, l’aéroport a subi une nouvelle attaque. Le général Turki Al-Malki, porte-parole de la coalition saoudienne, a rapporté qu’un projectile non identifié avait touché le terminal numéro 4, provoquant un incendie. Les défenses saoudiennes ont intercepté un missile de croisière près de l’aéroport. Une attaque supplémentaire a causé la mort d’un Pakistanais et blessé onze autres personnes. Deux explosions ont ensuite retenti dans le centre de Riyad, sans explication immédiate.
Implications internationales et régionales
Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a revendiqué ces attaques, déclarant que quatre opérations avaient été menées en vingt-quatre heures contre l’aéroport de Riyad. Les Houthis ont également ciblé des sites d’Aramco, perturbant le trafic aérien à Dammam. La coalition anti-houthis a abattu un drone dans l’est du royaume.
Internationalement, la coalition saoudienne a qualifié l’attaque de crime de guerre. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président américain Donald Trump ont fermement condamné l’attaque, ce dernier envisageant une participation militaire américaine. Un expert de l’Université de Chicago a souligné que cette attaque augmentait la probabilité d’une riposte américaine contre l’Iran.
Conséquences pour le pèlerinage et le secteur aérien
Les autorités saoudiennes ont suspendu les cours en présentiel à Riyad et recommandé l’enseignement à distance. De nombreux vols ont été annulés ou retardés. L’Allemagne, le Canada et l’Espagne ont conseillé d’éviter l’aéroport de Riyad. Malgré cela, une conférence internationale sur l’énergie s’est tenue comme prévu, avec des interventions à distance.
Les attaques surviennent alors que le pèlerinage de l’Omra débute, une période cruciale pour le tourisme religieux en Arabie saoudite. Les Houthis ont renouvelé leurs avertissements aux voyageurs concernant la sécurité des aéroports saoudiens, à l’exception de ceux de La Mecque et Médine. Ces événements mettent en évidence les vulnérabilités des défenses saoudiennes et soulèvent des craintes quant à une escalade du conflit régional.








