Un épisode surprenant a marqué la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska. Lors d’un sommet potentiel de haut niveau à l’hôtel Captain Cook d’Anchorage, un document interne de l’administration américaine a été découvert par hasard sur une imprimante publique de l’établissement. Ce fait fait désormais l’objet de questions sur la sécurité et la manière de gérer les informations sensibles pendant un rendez-vous international d’une telle envergure.
Une trouvaille imprévue
Le document retrouvé comptait huit pages qui décrivaient le programme de la journée, avec notamment les détails de la conférence de presse et du déjeuner de travail. Réalisé et imprimé par le bureau du chef du protocole, il listait aussi les noms et numéros de téléphone de trois membres du personnel américain ainsi que ceux de 13 responsables des deux délégations. On y trouvait même la prononciation phonétique de certains noms, dont celle de Vladimir Poutine, notée « POO-tihn ». Des photos du document ont été diffusées par la radio NPR, mettant ainsi son contenu à la disposition du public.
Un sommet écourté
Au départ, une conférence de presse d’une heure était programmée, mais elle n’a duré qu’une douzaine de minutes. Ce revirement a déconcerté de nombreux observateurs, tout comme l’annulation du déjeuner de travail prévu par la suite. Le plan initial voulait voir Donald Trump et Vladimir Poutine assis face à face, chacun entouré de six hauts responsables américains. Parmi ces derniers figuraient le Secrétaire d’État Marco Rubio, le Secrétaire à la Défense Pete Hegseth et la Chef de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles. Côté russe, on attendait notamment le Ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le conseiller spécial pour la politique étrangère Iouri Ouchakov. Le menu inscrit au programme prévoyait un filet mignon nappé d’une sauce au poivre et au brandy, du flétan Olympia, ainsi qu’une crème brûlée en dessert.
Réactions officielles partagées
Les avis officiels n’ont pas fait l’unanimité. Anna Kelly, porte-parole de la Maison-Blanche, a rapidement minimisé l’incident en qualifiant le document retrouvé de simple « menu de déjeuner de plusieurs pages ». Selon elle, le fait que ces informations aient été laissées sur une imprimante publique ne constituait pas une faille majeure de sécurité. En revanche, Jon Michaels, professeur de droit à l’UCLA, a dénoncé ce qui lui apparaît comme un manque flagrant de jugement professionnel, soulignant que cela démontrait une preuve supplémentaire de négligence et d’incompétence au sein des décisions de l’administration Trump.








