Une réponse coordonnée face aux cyberattaques chinoises
Le Japon et la Corée du Sud ont récemment rejoint l’Australie dans une initiative régionale visant à contrer les cybermenaces menées par une agence de renseignement chinoise. Cette coopération marque une escalade significative dans la réponse internationale aux cyberattaques perpétrées par Pékin, en particulier par le groupe APT40 (Advanced Persistent Threat), affilié au ministère de la Sécurité d’État chinois.
L’initiative, dirigée par la Direction des signaux australiens (ASD), a publié un avis détaillant les activités de l’APT40. Selon l’ASD, ce groupe a régulièrement ciblé les réseaux gouvernementaux et privés en Australie ainsi que dans la région, exploitant des failles de sécurité pour s’introduire dans les systèmes et voler des informations sensibles. « APT40 possède la capacité de transformer et d’adapter rapidement des preuves de concept d’exploitation de nouvelles vulnérabilités et de les utiliser immédiatement contre des réseaux cibles » souligne l’avis publié mardi matin.
Une coalition internationale face aux cybermenaces
La réponse coordonnée inclut également des partenaires de l’alliance des Five Eyes, tels que les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que l’Allemagne. Cette action collective représente une montée en puissance de la pression internationale sur la Chine pour cesser ses activités de cyberespionnage. Le groupe APT40, lié au ministère de la Sécurité d’État de Pékin, est accusé de cibler les réseaux gouvernementaux et privés pour voler des centaines de noms d’utilisateur et de mots de passe. Ils exploitent souvent des dispositifs obsolètes, qui n’ont pas bénéficié de mises à jour logicielles régulières, pour obtenir un accès non autorisé et se fondre dans le trafic légitime des réseaux.
Le ministre australien des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré dans un communiqué : « Nous avons toujours dit que nous engageons avec la Chine sans compromettre ce qui est important pour l’Australie et les Australiens. Le gouvernement Albanese augmente l’engagement diplomatique, économique et de défense de l’Australie avec le Japon et la Corée, ainsi qu’avec l’Asie du Sud-Est, l’Inde, le Quad et à travers l’AUKUS ».
Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Canberra a réagi en affirmant que la Chine avait une position « cohérente et claire » sur cette question, déclarant : « Nous nous opposons à toute diffamation et accusation sans fondement contre la Chine. Assurer la cybersécurité est un défi mondial. En fait, la Chine est une grande victime des cyberattaques. Nous maintenons une position ferme contre toutes les formes de cyberattaques et recourons à des méthodes légales pour les traiter ». En réponse aux préoccupations croissantes concernant l’ingérence étrangère et les menaces d’influence, le secrétaire aux Affaires intérieures australien a ordonné un audit complet de toute la technologie accessible via Internet utilisée par les agences du Commonwealth.








