Kiev vient de frapper six SU-34 au sol avec un seul missile Neptune : les pilotes russes n’ont rien vu venir, selon l’état-major ukrainien

Quatre Su-34 détruits, deux autres touchés : un missile ukrainien suffit à humilier une base aérienne russe. Un blogueur militaire russe avoue même l’ampleur de la faille. Que s’est-il vraiment passé cette nuit-là ?

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Kiev vient de frapper six SU-34 au sol avec un seul missile Neptune : les pilotes russes n'ont rien vu venir, selon l'état-major ukrainien
Kiev vient de frapper six SU-34 au sol avec un seul missile Neptune : les pilotes russes n’ont rien vu venir, selon l’état-major ukrainien © Armees.com

Les forces ukrainiennes ont frappé dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 octobre 2026 un aérodrome militaire russe situé dans l’ouest de la Russie. Selon Le Parisien, plusieurs avions de combat ont été endommagés ou détruits lors de cette attaque, qui a visé un site dans la région de Voronej.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a détaillé le bilan dans un communiqué : « La nuit dernière, les forces de défense de l’Ukraine ont frappé un aérodrome dans la région de Voronej. Quatre avions SU-34 ont été détruits et deux autres SU-34 touchés. » L’état-major général de l’armée ukrainienne a précisé que la cible était l’aérodrome militaire de Borissoglebsk. Selon ce communiqué, « des explosions et un incendie ont été enregistrés sur le site ».

Trois missiles Neptune et une revendication maritime

Pour mener cette opération, Kiev a utilisé un missile de croisière que Zelensky a appelé le « Long Neptune ». Il s’agit du missile anti-navire longue portée R-360 Neptune, entré en service en 2021 et déjà employé par le passé contre la flotte russe en mer Noire ainsi que contre plusieurs bases aériennes russes. Trois exemplaires ont été tirés lors de cette frappe.

Zelensky attribue le mérite de l’opération à la Marine ukrainienne : « Je remercie les guerriers de la Marine ukrainienne pour leur précision ! » Il justifie la cible en expliquant que ces appareils servaient à terroriser le peuple ukrainien, que les Russes les utilisaient pour terroriser son peuple et que ces mêmes avions de guerre étaient prêts à lancer de nouvelles attaques contre l’Ukraine et étaient chargés de bombes aériennes.

La même nuit, un site de stockage et de lancement de drones dans la région d’Orel a également été visé, de même qu’une cible en mer Noire.

Côté russe, aucune confirmation officielle n’a été apportée concernant une frappe sur un aérodrome militaire. Moscou a en revanche accusé Kiev d’avoir visé une raffinerie à Riazan, ville située à environ 200 kilomètres au sud-est de la capitale russe.

Un blogueur militaire russe connu sous le nom de Fighter Bomber a lui réagi sur Telegram, reconnaissant la vulnérabilité du site. « Il est clair que l’ennemi, avec une seule personne en embuscade sur la base aérienne, peut facilement calculer le moment opportun pour frapper l’aéronef en cours de sortie d’abri et de préparation au décollage », a-t-il écrit.

Il propose, à titre de mesure temporaire, de retirer tous les vols de première ligne, les vols long-courriers et les vols de transport militaire au-delà d’un rayon de 400 kilomètres par rapport à l’Ukraine, estimant ne voir d’autre solution pour préserver la flotte aérienne.

Kiev avait mis en pause depuis quelques jours sa campagne de frappes contre les raffineries russes. Cette pause faisait suite à l’annonce unilatérale d’une trêve énergétique formulée par le président américain Donald Trump le dimanche 12 octobre. Zelensky a confirmé jeudi la reprise de ces attaques, qu’il qualifie de « réponses justifiées à toute la terreur russe contre l’Ukraine ».

Kiev avait intensifié ses frappes contre le territoire russe depuis 2026, présentant cette campagne comme une réplique aux bombardements russes quasi quotidiens depuis le déclenchement de l’invasion, en février 2022.

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