L’ambassadeur israélien aux États-Unis s’en prend à Macron après que son fils a été grièvement blessé en Cisjordanie : « la France encourage ça »

Le fils de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis lutte entre la vie et la mort après une attaque en Cisjordanie. Son père, déjà endeuillé par la guerre, réclame « un miracle ». Les détails de ce drame et ses répercussions diplomatiques avec Macron.

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L'ambassadeur israélien aux États-Unis s'en prend à Macron après que son fils a été grièvement blessé en Cisjordanie : « la France encourage ça »
L’ambassadeur israélien aux États-Unis s’en prend à Macron après que son fils a été grièvement blessé en Cisjordanie : « la France encourage ça » © Armees.com

Yechiel Leiter, ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a annoncé jeudi 24 septembre 2026 que son fils Neria restait « en danger » de mort, au lendemain de l’attaque dont il a été victime en Cisjordanie occupée. Les médecins sont parvenus à stabiliser son état, mais sa vie demeure menacée, rapporte Le Parisien.

Neria Leiter, réserviste dans l’armée israélienne, a été percuté mercredi 23 septembre par une voiture-bélier au checkpoint de Maccabim, près de la colonie de Beit Horon. Il a subi une intervention chirurgicale au cerveau. L’attaque n’a pas été revendiquée.

Le conducteur, identifié par le ministère palestinien de la Santé comme Mahmoud Mohammad Sliman, 29 ans, originaire du village voisin de Beit Ur al-Tahta, aurait tenté de fuir après avoir percuté un véhicule de police stationné à côté du militaire. Il a été abattu par l’armée israélienne.

C’est à l’hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, que Yechiel Leiter s’est exprimé jeudi. « Ont réussi à stabiliser sa situation, mais sa vie est toujours en danger », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il fallait continuer à prier, qu’ils avaient besoin d’un miracle.

L’ambassadeur est rentré en urgence en Israël après l’attaque. Il avait déjà perdu un fils à la guerre : Moshe Yedidya Leiter, major réserviste, tué avec trois autres soldats israéliens dans le nord de la bande de Gaza en novembre 2023.

Benyamin Netanyahou s’est rendu au chevet de la famille mercredi soir, avant de s’envoler pour New York, où il s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies jeudi à 22 heures.

Macron visé après ses propos sur le Hamas en Cisjordanie

Devant l’Assemblée générale, mardi 22 septembre, le président français Emmanuel Macron avait affirmé que « le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie » occupée. Le Hamas, force dominante à Gaza, n’a effectivement jamais contrôlé ce territoire, même si les autorités israéliennes assurent que certains de ses membres y sont présents et tentent régulièrement de commettre des attentats.

Yechiel Leiter a taxé ces propos d’ignorance, de malveillance ou de méchanceté. Il a ajouté qu’il fallait lui dire, ainsi qu’aux autres dirigeants qui se tiennent à cette tribune pour mentir […], que l’objectif de l’attaque perpétrée contre Netanel Choukroun et le 23 septembre 2026 contre son fils Neria était de les déraciner. Netanyahou avait de son côté qualifié ces propos d’« absurdité grotesque ».

À Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a répondu à ces critiques. Il a assuré que la France condamnait évidemment tout acte terroriste, rappelant sa réaction après la mort du colon franco-israélien Netanel Choukroun, tué par balles à bout portant devant son fils dimanche 20 septembre en Cisjordanie.

Selon lui, Macron voulait seulement dire que « le Hamas n’a jamais gouverné en Cisjordanie » et que cela ne saurait « justifier la colonisation ou la violence des colons ».

Depuis 2023, l’armée israélienne et des colons juifs ont tué environ 1 100 Palestiniens, combattants et civils, en Cisjordanie, selon un décompte de l’AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé. Sur la même période, 67 Israéliens, civils et militaires, ont été tués dans des attentats terroristes en Israël et en Cisjordanie, d’après les autorités israéliennes.

L’armée israélienne a recensé 867 crimes à caractère nationaliste commis en 2025 par des résidents d’implantations, terme employé par les autorités pour éviter celui de colons. Ce jeudi encore, des colons auraient incendié deux véhicules et tagué des menaces en hébreu dans le village d’Atara, près de Ramallah.

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