Donald Trump appelle Zelensky à stopper les frappes sur les raffineries russes

Le 13 septembre 2026, Donald Trump a exigé publiquement que Volodymyr Zelensky cesse les frappes ukrainiennes contre les raffineries de diesel russes, invoquant la pénurie de carburant aux États-Unis. Cette déclaration intervient alors que le prix du diesel dépasse 6 dollars le gallon, alimenté par la guerre au Moyen-Orient et les attaques ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes.

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Donald Trump appelle Zelensky à stopper les frappes sur les raffineries russes © Armees.com

Lors de son séjour en Irlande le 13 septembre 2026, Donald Trump a exhorté publiquement Volodymyr Zelensky à cesser les attaques contre les raffineries de diesel russes. S’exprimant depuis le golf de Doonbeg face aux journalistes, il a mis en lumière les tensions autour de la stratégie ukrainienne ciblant les infrastructures énergétiques. « Monsieur Zelensky n’a qu’une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu’il s’en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu’il provoque une pénurie de diesel », a-t-il déclaré, selon La Libre.

La doctrine ukrainienne de dégradation énergétique

Depuis plusieurs mois, Kiev intensifie ses opérations contre les raffineries russes, s’inscrivant dans une stratégie visant à réduire les capacités logistiques adverses. Ces frappes cherchent à limiter la production de carburants essentiels aux opérations militaires russes, notamment le diesel pour les véhicules blindés. En conséquence, Moscou a prolongé en juillet 2026 un moratoire sur les exportations de diesel pour préserver ses stocks. Cette doctrine de guerre économique entend affaiblir l’effort de guerre russe en ciblant ses ressources énergétiques, un pilier stratégique majeur.

La demande de Trump : implications pour la stratégie militaire ukrainienne

La demande de Donald Trump représente une pression diplomatique directe sur Kiev. Bien que motivée par les répercussions économiques aux États-Unis, où le prix du diesel a dépassé 6 dollars le gallon, elle soulève des questions sur l’autonomie de décision de l’Ukraine. Les visites récentes de Jared Kushner et Steve Witkoff à Moscou et Kiev, accompagnées d’une trêve, illustrent une tentative de coordination entre stratégie militaire et objectifs économiques américains, potentiellement au détriment de l’efficacité ukrainienne.

Réponse russe et contremesures

En réaction aux attaques, Moscou a adopté une posture défensive en prolongeant le moratoire sur les exportations de diesel, révélant l’impact des frappes sur ses capacités de production. Cette mesure vise à garantir l’approvisionnement intérieur tout en exerçant une pression sur les marchés internationaux. L’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a averti que la situation pourrait ne pas s’améliorer. Parallèlement, la compagnie ferroviaire ukrainienne a signalé une attaque systématique sur le rail, soulignant la complexité du conflit énergétique.

Enjeux géostratégiques et équilibre des forces

Les frappes sur les raffineries sont un élément clé dans le conflit de plus de quatre ans, affectant la chaîne logistique militaire russe et réduisant la mobilité des unités. Volodymyr Zelensky a confirmé le caractère planifié de ces attaques dans la stratégie ukrainienne. Cependant, l’intervention de Donald Trump pourrait contraindre Kiev à réévaluer ses priorités, en privilégiant d’autres cibles. Les élections législatives américaines de mi-mandat début novembre 2026 ajoutent une dimension politique, la hausse des prix du carburant étant un enjeu électoral pour le parti républicain.

Les relations entre Washington et Kiev, déjà tendues depuis la rencontre de février 2025 où Donald Trump avait critiqué Zelensky, se compliquent davantage. La demande américaine illustre la difficile conciliation entre soutien militaire à l’Ukraine et intérêts économiques nationaux.

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