L’ambassade de Russie au Royaume-Uni affirme, dans une déclaration diffusée le lundi 17 août 2026, que Londres choisit délibérément une escalade de la crise ukrainienne. L’accusation émane de l’ambassade de Russie au Royaume-Uni. Elle vise directement le gouvernement britannique, accusé de chercher à contenir la Russie et lui infliger un maximum de dommages par procuration, explique la BBC.
Le ton monte encore dans la suite du texte. L’ambassade avertit que « plus son implication dans le conflit sera profonde et plus son soutien à la machine terroriste de Kyiv sera grand, plus le prix qu’elle paiera sera élevé ». Et d’ajouter, sans préciser la nature de la menace envisagée : « les actions de Londres auront inévitablement des conséquences dont elle devra répondre ».
Cette sortie fait suite à la confirmation, par un responsable militaire cité par la BBC, que des drones fabriqués par des entreprises britanniques ont été utilisés dans de récentes frappes ukrainiennes en Russie. Ces attaques auraient causé plus de 35 milliards de livres sterling de dommages économiques, selon la même source. Deux entreprises britanniques sont connues pour avoir construit des drones fournis à Kyiv.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham n’a pas tardé à répondre. Interrogé mardi 18 août lors d’une visite à Wolverhampton sur la menace russe, il a assuré que le Royaume-Uni continuerait de soutenir l’Ukraine à 100 % contre cette guerre illégale menée par Vladimir Poutine.
Il a insisté sur la continuité de la position britannique, affirmant que le Royaume-Uni n’était pas un ami de circonstance et qu’il serait présent dans l’heure du besoin de l’Ukraine, et que cela ne changerait pas. Le ministère britannique de la Défense a de son côté affirmé rester déterminé à fournir l’équipement dont l’Ukraine a besoin pour se défendre contre l’invasion illégale de Poutine.
Des frappes qui s’intensifient des deux côtés de la frontière
Sur le terrain, l’escalade évoquée par Moscou se traduit par des chiffres qui grimpent semaine après semaine. Dans la nuit de lundi, environ 620 drones ukrainiens auraient visé la région de Moscou selon des responsables russes ; plus de 180 ont été détruits par les défenses aériennes, et plusieurs personnes ont été blessées.
Deux nuits plus tôt, samedi, ce sont 822 drones qui auraient été tirés vers la Russie, dont 600 vers la capitale, dans ce que le gouverneur régional a qualifié d’une des attaques de drones les plus massives de mémoire récente.
Sept morts ont été recensées à travers le pays cette nuit-là. Cinq personnes ont par ailleurs été tuées dans une zone résidentielle de la région de Rostov durant le week-end.
Kyiv vise désormais raffineries de pétrole et entrepôts, y compris ceux de Wildberries, le plus grand détaillant en ligne russe : mardi, le gouverneur Andrey Vorobyov a fait état d’une fillette de 10 ans blessée et d’un entrepôt du site endommagé dans la région de Moscou.
Par ailleurs, la Russie a frappé le village de Pechenihy, dans le nord-est de l’Ukraine, tôt mardi : deux missiles ont touché des habitations privées, un café et un bureau de poste, tuant dix villageois. Le bilan total des dernières attaques russes s’élève à 17 morts, avec trois victimes supplémentaires à Soumy, deux à Zaporijjia et deux à Kherson.
Selon des responsables de l’ONU, le mois écoulé a compté 437 morts civils en Ukraine, le total mensuel le plus élevé depuis mai 2022. Côté russe, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a évoqué mardi, dans un entretien à l’agence Tass, 69 tués la semaine précédente, dont trois enfants.
L’Agence internationale de l’énergie atomique a par ailleurs annoncé mardi avoir été informée qu’un drone avait explosé à un arrêt de bus utilisé par le personnel se rendant à la centrale nucléaire de Zaporijjia. Selon le directeur de la centrale installé par Moscou, une personne a été tuée et trois autres grièvement blessées.
L’agence n’a pas précisé qui portait la responsabilité de l’attaque, mais a indiqué qu’aucun dommage à la sûreté ou à la sécurité nucléaires n’avait été signalé.








