Quatre porte-avions du Royaume-Uni, du Japon et des États-Unis se sont rassemblés dans le nord de la mer des Philippines, formant l’une des concentrations navales alliées les plus impressionnantes observées ces dernières années. Deux bâtiments porte-aéronefs de l’US Navy, le porte-avions japonais JS Kaga et le HMS Prince of Wales de la Royal Navy ont navigué de concert, une formation présentée comme potentiellement la force navale multinationale la plus puissante en activité au monde à ce moment-là.
La marine japonaise diffuse les images de la formation
Les images ont été publiées par la Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF), montrant porte-avions et navires d’escorte des trois nations alignés, avions et hélicoptères visibles sur les ponts. Sur X, le compte du UK Carrier Strike Group (@COMUKCSG) a relayé la scène le 10 août 2025, accompagnée des hashtags #CSG25 et #OpHighmast, indiquant que des alliés et des partenaires naviguaient comme un seul, dans le nord de la mer des Philippines.
La JMSDF a de son côté associé ses propres images aux mots-dièses #StrongerTogether et #AlliesAndPartners, invoquant l’objectif d’un Indo-Pacifique libre et ouvert.
Allies and partners sailing as one.
🇬🇧🇯🇵🇺🇸🇦🇺🇳🇴🇪🇸
📍Northern Phillippine Sea.#CSG25 #OpHighmast pic.twitter.com/OMC4Bo1vJL
— UK Carrier Strike Group (@COMUKCSG) August 10, 2025
Une première depuis la fin de la guerre du Pacifique, selon Londres
Le journal britannique UK Defence Journal a estimé, dans un article publié le 9 décembre 2025, qu’il s’agissait de la première fois qu’un nombre aussi élevé de porte-avions issus de plusieurs nations s’entraînaient ensemble depuis la fin de la guerre du Pacifique.
La flotte réunissait le HMS Prince of Wales, le porte-avions à propulsion nucléaire USS George Washington, le navire d’assaut amphibie USS America et le JS Kaga japonais, capable d’accueillir des F-35B. La Force de défense australienne était également présente. Des dizaines d’avions de combat, dont des F-35B Lightning II du 617e escadron britannique, ont décollé des ponts pour se regrouper en vol au-dessus de la formation.
Ce rassemblement coïncidait avec l’arrivée prévue au Japon de l’opération Highmast, le déploiement 2025 du groupe aéronaval de la Royal Navy centré sur le HMS Prince of Wales. Ce déploiement de huit mois couvre l’Indo-Pacifique et la Méditerranée, avec des escales portuaires et des exercices destinés à renforcer les partenariats avec l’US Navy, la JMSDF et les forces australiennes.
Le programme a inclus des opérations aériennes intégrées avec les F-35B du 617e escadron, des manœuvres de guerre anti-sous-marine et des exercices d’assistance humanitaire, dans le but déclaré de préserver la liberté de navigation dans des eaux jugées parmi les plus disputées au monde.
La Royal Air Force avait souligné, en juin 2025, l’importance de cette mission pour la sécurité mondiale, affirmant qu’elle devait garantir un avenir sûr aux membres de l’OTAN et aux alliés partageant les mêmes objectifs, grâce à la collaboration et à l’innovation.
Début août 2025, le HMS Prince of Wales avait reçu son premier ravitaillement depuis son départ du Royaume-Uni en avril, une opération de ravitaillement en mer. Selon la Royal Navy, le navire a été alimenté en carburant par le pétrolier de la Royal Fleet Auxiliary RFA Tidespring sur son côté bâbord, tandis que munitions et provisions lui parvenaient par l’USNS Wally Schirra de l’US Navy, sur tribord.
Cette démonstration navale alliée est intervenue après les exercices russes « July Storm », menés en juillet 2025 et autorisés par le président Vladimir Poutine sous la supervision de l’amiral Alexander Moiseyev. Plus de 150 navires et 15 000 militaires y avaient été engagés, répartis sur plusieurs flottes à travers le monde.
Ces manœuvres visaient à tester la préparation de la marine russe, à s’entraîner au déploiement vers des zones de combat potentielles, à la lutte anti-sous-marine, à la protection des bases et des routes maritimes, ainsi qu’à la neutralisation d’éventuelles attaques de drones et d’avions ennemis.







