Donald Trump a annoncé samedi 1er août 2026 que les États-Unis et Israël suspendaient les nouvelles frappes prévues contre l'Iran. Le président américain affirme avoir pris cette décision à la demande de Téhéran et d'« autres pays du Moyen-Orient », à condition qu'un accord soit rapidement conclu.
Cette annonce intervient au terme d'une semaine de tension extrême. La veille, vendredi 31 juillet, lors d'un Conseil des ministres, Trump avait menacé de frapper l'Iran très fort. Les États-Unis avaient même appelé leurs ressortissants à envisager de quitter le Moyen-Orient, tandis que Washington et Israël préparaient, selon CBS News, des frappes conjointes visant notamment les raffineries de pétrole et les centrales électriques iraniennes.
Un accord conditionné à Ormuz et au nucléaire
Le président américain a détaillé ses conditions dimanche 2 août dans un message publié sur Truth Social. Les États-Unis restent « prêts à frapper la République islamique d'Iran, à des niveaux de terreur militaire, de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale », a-t-il écrit, avant d'ajouter que, malgré cela, ils venaient d'être priés par l'Iran, et par d'autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque.
Trump précise avoir accepté d'annuler l'attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un ACCORD, un engagement partagé par Israël selon ses propres mots. Ce futur accord devrait inclure l'ouverture COMPLÈTE ET TOTALE du détroit d'Ormuz ainsi qu'une fin de la menace nucléaire iranienne.
L'Arabie saoudite semble avoir joué un rôle dans ce revirement. Le prince héritier Mohammed Ben Salmane a appelé Trump samedi 1er août pour lui faire part de ses inquiétudes concernant les frappes envisagées. Selon une source au fait de l'appel citée par Axios, il aurait exhorté le président américain à désamorcer la situation et à renoncer à toute attaque.
L'agence de presse officielle saoudienne SPA a confirmé cette démarche dimanche matin, rapportant que le prince héritier avait « souligné la nécessité de privilégier le dialogue afin de réduire les tensions, ainsi que l'importance de déployer tous les efforts possibles pour obtenir une trêve ».
Côté iranien, le ton reste pourtant loin de l'apaisement affiché à Washington. L'armée iranienne a accusé samedi 1er août les États-Unis de favoriser l'escalade des tensions dans la région, une déclaration qui contraste avec la version de Trump évoquant une demande de suspension venue de Téhéran.








