L’USS Mobile Bay s’est fait explosé et le HMCS Corner Bay a tout filmé à travers son périscope : on a retrouvé la vidéo époustouflante

Roquettes, missiles, hélicoptères… et pourtant, c’est une seule torpille canadienne qui a scellé le sort de l’USS Mobile Bay. Un sous-marin absent de RIMPAC depuis 2014 signe son grand retour en beauté.

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L'USS Mobile Bay s'est fait explosé et le HMCS Corner Bay a tout filmé à travers son périscope : on a retrouvé la vidéo époustouflante
L’USS Mobile Bay s’est fait explosé et le HMCS Corner Bay a tout filmé à travers son périscope : on a retrouvé la vidéo époustouflante © Armees.com

L’image a fait le tour des comptes rendus de l’exercice : à travers le périscope du HMCS Corner Bay, un sous-marin canadien de classe Victoria, on voit l’USS Mobile Bay s’enfoncer lentement dans le Pacifique. Selon les comptes rendus de l’exercice, c’est le Corner Brook lui-même qui a porté le coup final, en tirant une torpille lourde Mk 48 contre la coque du croiseur américain, raconte le média UK Defence Journal.

Le naufrage de l’USS Mobile Bay, un ancien croiseur lance-missiles de classe Ticonderoga déclassé par la marine américaine, s’est déroulé le 12 juillet 2026 dans le cadre de RIMPAC 2026. Il s’agit d’un exercice de type SINKEX, c’est-à-dire un naufrage planifié où un navire de guerre retiré du service sert de cible grandeur nature pour des armes réelles.

Une seconde cible, le navire d’assaut amphibie USS Peleliu, a été coulée le 17 juillet. Les deux bâtiments ont fini au fond des eaux profondes d’environ 4 572 mètres, à plus de 92,6 km au large de la côte nord de Kauai.

Roquettes, missiles et hélicoptères avant la torpille finale

Avant que le Corner Brook n’intervienne, l’USS Mobile Bay avait déjà essuyé un large éventail de frappes de la coalition. Des roquettes HIMARS, des missiles anti-navires dont le Type 12 et le missile longue portée LRASM, ainsi que des missiles Spike ont été tirés contre le croiseur, selon les comptes rendus de l’exercice. Des hélicoptères d’attaque AH-64 Apache de l’armée américaine l’ont également engagé avec des missiles Spike NLOS.

C’est la torpille lourde du sous-marin canadien qui a mis un terme à l’exercice. Ce genre de tir permet aux ingénieurs de récolter des informations sur la manière dont les navires modernes absorbent les dommages avant de sombrer.

Pour la marine canadienne, cette frappe pèse plus qu’une simple ligne dans un compte rendu d’exercice. C’est la première fois depuis 2014 qu’un sous-marin canadien participe à RIMPAC. Le Corner Brook n’est revenu en service opérationnel complet qu’en 2025, après une longue période hors du cycle opérationnel normal.

La frappe contre l’USS Mobile Bay a testé la capacité du bâtiment à générer une chaîne d’engagement complète, de la détection et de la classification jusqu’au lancement de l’arme contre un bâtiment de surface majeur.

L’USS Mobile Bay, lui, n’était pas un inconnu. Mis en service en février 1987, il a servi plus de 36 ans avant son déclassement en août 2023. Le croiseur a soutenu les opérations Desert Shield, Desert Storm et Iraqi Freedom, tirant des missiles de croisière Tomahawk lors de deux guerres. Il avait aussi apporté une aide humanitaire après l’éruption du mont Pinatubo, aux Philippines, en 1991.

RIMPAC 2026, qui s’est tenu du 24 juin au 31 juillet autour des îles hawaïennes, en est la 30ᵉ édition depuis la création de l’exercice en 1971. Il a rassemblé 31 nations, 36 navires de surface, cinq sous-marins et environ 25 000 militaires. Les exercices de naufrage en tir réel restent une occasion rare, pour les marines participantes, d’observer les performances des armes modernes contre un véritable navire de guerre.

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