La France pousse la Grèce à céder ses Mirage 2000-5 à l’Ukraine : Athènes hésite, les pilotes ukrainiens sont déjà formés depuis des mois

La France intensifie ses efforts pour convaincre la Grèce de céder ses Mirage 2000-5 à l’Ukraine.

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La France pousse la Grèce à céder ses Mirage 2000-5 à l'Ukraine : Athènes hésite, les pilotes ukrainiens sont déjà formés depuis des mois
La France pousse la Grèce à céder ses Mirage 2000-5 à l’Ukraine : Athènes hésite, les pilotes ukrainiens sont déjà formés depuis des mois © Armees.com

Une nouvelle piste de soutien à Kiev se dessine : d’après Le Parisien, la France intensifie ses démarches diplomatiques pour convaincre la Grèce de transférer ses avions de combat Mirage 2000-5 à l’Ukraine. Cette pression s’inscrit dans un effort plus large pour renforcer l’aide à l’Ukraine, alors que les relations militaires entre Paris et Athènes se resserrent.

Où en est la Grèce

La Grèce reste pour l’instant plutôt réticente aux sollicitations françaises, même si elle soutient fermement Kiev et a déjà fourni du matériel de défense aérienne, notamment des missiles Crotale. Kyriakos Mitsotakis, le Premier ministre grec, a dit avec prudence : « Nous ne ferons rien qui puisse dégrader les capacités de défense de la Grèce. Lorsque l’on commence à parler d’avions de combat, la discussion passe à un autre niveau. Malgré tout, Paris continue de chercher des moyens pour faire bouger les choses.

Aujourd’hui, les forces armées grecques disposent de 19 Mirage 2000-5EG Mk2, 5 Mirage 2000-5BG Mk2 en service, ainsi que 10 autres Mirage 2000EG en stockage. Le débat sur la revente ou la mise hors service de ces appareils dure depuis l’année dernière, sans accord à ce jour, y compris avec des pays comme l’Inde ou même la France.

Ce que propose la France (et pourquoi)

Face à la frilosité grecque, la France a tenté de séduire Athènes en proposant des Rafale à un tarif plus avantageux, selon le média grec Kathimerini. Cette approche s’inscrit dans la continuité de l’accord bilatéral signé en 2021 entre les deux pays, qui portait à l’origine sur 18 Rafale F3R avant d’être étendu à 24 unités un an plus tard, dans un contexte de tensions géopolitiques.

Pour Paris, l’objectif est double : pousser un soutien militaire français supplémentaire à l’Ukraine tout en consolidant sa place de « fournisseur clé de renseignements et d’équipements militaires » pour la Grèce, qui vise la modernisation de la force aérienne. Cette démarche vise aussi à rendre l’offre plus attrayante pour Athènes, cible de pressions plus larges de la OTAN et engagée dans des programmes multilatéraux comme le Puma Unmanned Reconnaissance Logistic (PURL).

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