États-Unis : l’opération Epic Fury s’intensifie face à l’Iran

Depuis fin février 2026, les États-Unis mènent une campagne militaire d’ampleur contre l’Iran. Baptisée Epic Fury, l’opération repose sur des frappes aériennes massives, des drones et une coordination interarmées. Les derniers rapports américains détaillent un rythme d’engagement inédit et une montée en puissance progressive des objectifs.

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États-Unis : l’opération Epic Fury s’intensifie face à l’Iran © Armees.com

États-Unis et Iran : Epic Fury, une campagne aérienne d’une intensité inédite

L’opération Epic Fury a été déclenchée le 28 février 2026 à 1 h 15, sur ordre direct du président américain, selon le commandement central des États-Unis. Dès les premières heures, les États-Unis ont engagé un volume de frappes élevé, ciblant prioritairement les structures militaires iraniennes.

Ainsi, les premières vagues ont visé les centres de commandement des Gardiens de la révolution, les défenses aériennes, ainsi que les sites de missiles et de drones, d’après le CENTCOM. L’amiral Brad Cooper souligne d’ailleurs que « le président a ordonné une action décisive, et nos forces y répondent pleinement » selon une déclaration officielle du commandement américain.

Dans les faits, le tempo opérationnel s’est révélé particulièrement soutenu. En seulement 72 heures, plus de 1 700 cibles avaient déjà été frappées, selon une fiche du département de la Défense publiée le 3 mars. Dix jours plus tard, ce chiffre dépassait 5 000 cibles, accompagnées de la destruction ou de l’endommagement de 50 bâtiments iraniens, toujours selon le Pentagone.

Parallèlement, une source spécialisée évoque plus de 6 000 sorties de combat réalisées depuis le début de l’opération, illustrant une campagne aérienne de très grande ampleur, structurée autour de frappes de précision et de missions de renseignement.

États-Unis face à l’Iran : une montée en puissance rapide des frappes et des objectifs

Au fil des jours, la campagne américaine s’est étendue. Selon des informations relayées le 16 mars, plus de 7 000 cibles avaient été touchées sur le territoire iranien, traduisant une intensification continue du dispositif offensif.

Dans le même temps, les autorités américaines affirment ne pas élargir leurs objectifs militaires. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a ainsi déclaré que « les objectifs restent strictement définis et inchangés », insistant sur la volonté de maintenir un cadre opérationnel maîtrisé.

Cependant, la nature des cibles évolue. Le CENTCOM accuse l’Iran d’utiliser des zones civiles densément peuplées, notamment à Dezful, Esfahan et Shiraz, pour lancer des drones et des missiles balistiques. L’amiral Cooper dénonce une stratégie iranienne mettant en danger les populations civiles, affirmant que le régime « compromet la sécurité de sa propre population » selon un communiqué officiel du 8 mars.

En mer, la pression s’accentue également. Le 11 mars, les forces américaines ont averti que certains ports civils iraniens situés le long du détroit d’Ormuz étaient utilisés à des fins militaires. Dans ce contexte, le CENTCOM rappelle que « les infrastructures civiles employées à des fins militaires deviennent des cibles légitimes selon le droit international ».

États-Unis : pertes, incidents et retour d’expérience opérationnel

Malgré la supériorité technologique américaine, l’opération Epic Fury n’est pas exempte de pertes. Dès le 2 mars, six militaires américains avaient été tués, selon le CENTCOM. Ce bilan s’est alourdi au fil des jours.

Au 16 mars, treize militaires américains avaient trouvé la mort dans le cadre du conflit, principalement à la suite de frappes iraniennes contre des bases américaines dans la région. Par ailleurs, environ 200 soldats ont été blessés, dont une majorité légèrement, avec 180 déjà retournés au service, d’après des informations relayées à la même date.

Les pertes matérielles sont également significatives. Une douzaine de drones MQ-9 auraient été détruits, illustrant la capacité iranienne à contester partiellement l’espace aérien. À cela s’ajoute l’incident du 12 mars : un avion ravitailleur KC-135 s’est écrasé en Irak. Le commandement américain précise que l’accident est survenu « dans un espace aérien ami » et n’est lié ni à un tir ennemi ni à un tir allié.

Enfin, le théâtre irakien reste instable. Le 17 mars, l’ambassade américaine à Bagdad a été visée par au moins cinq drones et plusieurs roquettes, dans l’attaque la plus intense recensée depuis le début des opérations, selon des sources sécuritaires.

Iran : riposte asymétrique et saturation du champ de bataille

Face à la pression des Etats-Unis, l’Iran privilégie une réponse asymétrique. Depuis le 28 février, des centaines de missiles balistiques et des milliers de drones d’attaque ont été lancés, selon le CENTCOM, visant à saturer les défenses adverses.

Cette stratégie repose sur la dispersion des capacités et l’utilisation de zones urbaines, ce qui complique l’identification et la neutralisation des lanceurs. Elle s’accompagne également d’actions indirectes, notamment via des groupes alliés opérant en Irak.

L’intensité des attaques contre des positions des Etats-Unis, comme celle de Bagdad, montre que le conflit dépasse le seul territoire iranien. Il s’inscrit désormais dans un espace régional élargi, incluant le Golfe et le Levant.

Dans ce contexte, Epic Fury s’apparente à une campagne prolongée, combinant frappes massives, guerre de l’information et confrontation indirecte. Les rapports des Etats-Unis dessinent ainsi un conflit évolutif, marqué par une montée en puissance rapide, mais aussi par une résistance iranienne structurée.

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