Iran en état de choc : après la mort de Khamenei, un conseil provisoire prend le pouvoir et l’issue de la succession inquiète

L’Iran est à la croisée des chemins : la mort d’Ali Khamenei et des dizaines de hauts responsables plonge le pays dans l’incertitude.

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Iran en état de choc : après la mort de Khamenei, un conseil provisoire prend le pouvoir et l’issue de la succession inquiète
Iran en état de choc : après la mort de Khamenei, un conseil provisoire prend le pouvoir et l’issue de la succession inquiète © Armees.com

Les récentes frappes américaines menées par les États-Unis et Israël ont plongé l’Iran dans une période de tumulte historique. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, est mort lors de ces attaques le samedi 28 février, un événement qui redessine profondément le paysage politique du pays. Cette crise, rapportée par l’agence Associated Press, modifie la structure du pouvoir en Iran et crée une forte incertitude sur l’avenir de la nation.

Un vide de pouvoir en Iran

Ali Khamenei, qui a régné pendant près de 37 ans, était une figure centrale en Iran, détenteur de « l’autorité ultime ». En tant que chef des forces armées et du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), il avait un rôle clé dans la stratégie régionale iranienne. Sa mort laisse un vide immense, ouvrant une période d’incertitude tant politique que sécuritaire.

Outre Khamenei, les frappes ont fait 40 commandants supérieurs, parmi lesquels Ali Shamkhani (conseiller du guide et secrétaire du Conseil de défense) et Abdolrahim Moussavi (chef d’état-major des forces armées). D’après Le Monde, sont également morts Mohammad Pakpour, commandant en chef de l’IRGC, Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense, et Gholamreza Rezaian, chef des services de renseignements de la police.

Ces pertes ébranlent les plus hauts rangs du gouvernement iranien et posent de sérieuses questions sur la continuité de la gouvernance. Israël affirme avoir « démantelé la majorité des systèmes de défense aérienne dans l’ouest et le centre de l’Iran », ce qui pourrait donner à Israël une « supériorité aérienne dans le ciel de Téhéran », augmentant la pression militaire sur l’Iran avec les frappes israéliennes.

La voie de la succession

La Constitution iranienne prévoit que la succession du guide suprême soit décidée par une Assemblée d’experts. Composée de 88 membres du clergé élus pour 8 ans, cette instance joue un rôle majeur dans la désignation du successeur. Les candidatures à cette Assemblée sont néanmoins filtrées par le Conseil des gardiens de la Constitution, qui élimine les prétendants jugés indésirables.

Pour pallier l’absence d’un chef suprême, un conseil provisoire a été formé dès le dimanche suivant les frappes. Il est dirigé par l’Ayatollah Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens de la Constitution, et inclut Massoud Pezeshkian et Gholamhossein Mohseni Ejei. Selon Pezeshkian, « le conseil de direction intérimaire a entamé ses travaux », affirmant qu’il poursuivra la trajectoire tracée par l’imam Khamenei.

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