Iran défie Washington : Khamenei promet de « couler un porte-avions », tensions au plus haut dans le détroit d’Ormuz

Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran offrent un espoir fragile au milieu des tensions croissantes.

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Iran défie Washington : Khamenei promet de « couler un porte-avions », tensions au plus haut dans le détroit d’Ormuz
Iran défie Washington : Khamenei promet de « couler un porte-avions », tensions au plus haut dans le détroit d’Ormuz © Armees.com

Alors que les tensions persistent entre les États-Unis et l’Iran, une nouvelle session de pourparlers indirects s’est tenue en Suisse, non loin de Genève. Ces échanges, tendus mais significatifs, constituent un pas vers une éventuelle discussion plus directe entre ces deux puissances rivales. Sous la médiation du sultanat d’Oman, la rencontre a réuni des figures clés des deux pays pour tenter d’apaiser les relations et trouver un compromis sur des dossiers sensibles.

La tension reste forte

Les pourparlers ont lieu alors que la situation est aggravée par des événements militaires récents, notamment les frappes américaines visant des sites nucléaires iraniens. Cette session fait suite à une réunion préparatoire tenue le 6 février à Oman, qui visait déjà à définir les bases d’une possible détente. Les échanges ont opposé Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à Steve Witkoff, émissaire américain, et ont porté sur des questions majeures comme le programme nucléaire iranien et les sanctions économiques imposées par Washington.

Des discussions qui avancent, mais c’est compliqué

La session en Suisse, qui a duré trois heures et demie, a été qualifiée de « plus constructive » par Abbas Araghchi par rapport à celle d’Oman. L’Iran a clairement dit vouloir discuter uniquement de son programme nucléaire et demande la levée des sanctions américaines en contrepartie d’un compromis sur son stock d’uranium hautement enrichi, estimé à plus de 400 kg. Massoud Pezeshkian, président iranien, a souligné l’ouverture de l’Iran à une « vérification » rigoureuse de son programme nucléaire, tout en affirmant que son pays ne cherche pas à se doter de la bombe nucléaire.

De son côté, Washington, soutenu par Israël, veut intégrer aux discussions le programme de missiles balistiques iranien ainsi que l’arrêt du soutien iranien à divers groupes armés régionaux. Ces divergences montrent bien la difficulté des négociations, les positions initiales restant « très éloignées ».

Les manœuvres militaires mettent la pression

Pendant que les diplomates discutent, les mouvements militaires dans la région augmentent la tension. Le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln, avec le futur renfort du Gerald Ford, à environ 700 km des côtes iraniennes, témoigne de la pression constante exercée par les États-Unis, notamment à travers l’opération Midnight Hammer. L’Iran, via les Gardiens de la Révolution, a répondu par des manœuvres dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime vital pour le commerce mondial du pétrole.

Ayatollah Ali Khamenei a réaffirmé la menace de Khamenei face aux intimidations américaines, déclarant qu’« un navire de guerre est certes une arme dangereuse mais l’arme capable de le couler l’est encore plus », relaye Le Figaro.

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