Modernisation confirmée pour le système d’arme naval de 40 mm après une campagne de tirs réussie

La Marine nationale valide une nouvelle étape du système d’arme naval de 40 mm grâce à une campagne de tirs concluante. Précision, robustesse et montée en puissance : décryptage d’une évolution clé pour la Défense française.

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La Marine nationale valide une nouvelle étape du système d’arme naval de 40 mm grâce à une campagne de tirs concluante. Précision, robustesse et montée en puissance : décryptage d’une évolution clé pour la Défense française. Capture d'écran
La Marine nationale valide une nouvelle étape du système d’arme naval de 40 mm grâce à une campagne de tirs concluante. Précision, robustesse et montée en puissance : décryptage d’une évolution clé pour la Défense française. Capture d'écran | Armees.com

La validation d’une version logicielle améliorée du système d’arme naval de 40 mm début 2026 marque un jalon essentiel pour la protection des bâtiments de 2e rang. Les essais réalisés ont mis en évidence des performances accrues et confirment la maturité croissante d’un dispositif développé par Thales LAS et KNDS, selon l’étude pilotée par la DGA.

Un équipement central pour l’autodéfense des navires français

Le système d’arme naval de 40 mm est destiné à renforcer la sécurité des plateformes qui n’embarquent pas de moyens lourds de Défense. Sa tourelle téléopérée, conçue pour limiter l’emprise à bord, intègre sa propre conduite de tir. Cette approche allège les contraintes d’intégration sur les navires ravitailleurs, les patrouilleurs hauturiers ou les bâtiments logistiques, tout en assurant une autonomie opérationnelle appréciable.

L’étude initiale menée par la DGA en partenariat avec Thales LAS et KNDS, et validée le 12 janvier 2026, souligne l’intérêt d’un système compact, stabilisé et modulable. Capable de se connecter au système de combat du navire ou d’opérer en réseau avec un autre module identique, il offre une flexibilité rare pour un calibre de 40 mm. Cette modularité constitue un atout pour homogénéiser les capacités de protection au sein de la flotte.

Depuis son installation sur un premier bâtiment ravitailleur en 2023, le système d’arme naval de 40 mm a bénéficié de plusieurs retours opérationnels. Certains points techniques observés lors des phases de qualification ont conduit à une révision de son logiciel de conduite de tir. Ces ajustements visaient notamment à fiabiliser les modes d’engagement et à optimiser la gestion des différentes munitions télescopées.

Ces améliorations ont été intégrées sur un second navire en début d’année 2026. La mise à jour précède un déploiement long, ce qui a poussé les équipes à programmer rapidement une série complète d’essais. L’objectif : s’assurer que les améliorations apportées répondent bien aux exigences du terrain et garantissent la continuité opérationnelle.

Précision, stabilité et efficacité en mode Air-Burst

Les essais réalisés en début d’année, portant aussi bien sur des cibles de surface que des menaces aériennes, ont démontré un net gain en performance. La précision des tirs s’est révélée particulièrement élevée, portée par la stabilisation gyroscopique de la tourelle et la fiabilité du canon CTA de 40 mm. Sa cadence pouvant atteindre 180 coups par minute offre une capacité de réaction rapide face à des menaces soudaines.

La maîtrise du mode Air-Burst, désormais éprouvée, confirme l’intérêt du système d’arme naval pour contrer les drones, les embarcations rapides ou les cibles à faible signature. Cette capacité, devenue incontournable dans les scénarios contemporains, s’ajoute à une portée pouvant atteindre 4 000 mètres contre les menaces aériennes.

La trajectoire du programme ne s’arrête pas à la validation des capacités actuelles. Les industriels et les équipes de la DGA travaillent déjà à l’intégration de fonctionnalités supplémentaires. La future munition A3B Air-Burst, destinée au traitement de cibles aériennes complexes, figure parmi les évolutions majeures à venir. Elle permettra d’élargir encore la palette des effets disponibles pour le système.

Cette modernisation s’inscrit dans un mouvement global observé au sein des marines mondiales : renforcer les systèmes intermédiaires capables de faire face aux menaces asymétriques, de plus en plus fréquentes. En améliorant régulièrement son système d’arme naval de 40 mm, la France sécurise une capacité clef pour ses opérations de surveillance, d’escorte et d’autoprotection.

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