Le conflit en Ukraine continue de diviser la scène internationale alors que les mouvements militaires et diplomatiques se poursuivent. Moscou affirme avoir pris Pokrovsk, ville stratégique de la région de Donetsk, mais Kiev a rapidement démenti cette prise. Pendant ce temps, l’Union européenne, sous la houlette d’Ursula von der Leyen, cherche à soutenir l’Ukraine avec un nouveau plan de financement, tandis que plusieurs pays de l’OTAN intensifient leur aide militaire à Kiev.
Revendications territoriales : ce qui se dit sur le front
Moscou a annoncé le 1er décembre avoir pris possession de la ville de Pokrovsk, un carrefour routier et ferroviaire stratégique pour les positions ukrainiennes. Kiev conteste ce récit et accuse les Russes de tenter de perturber des négociations diplomatiques déjà chaotiques. Selon l’AFP, les forces russes ont gagné 701 km² en novembre et 725 km² en novembre 2024, ce qui confirme la tension permanente sur le terrain.
Dans cette atmosphère tendue, la présence de Vladimir Poutine a marqué les esprits lors de la réception de Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump. Les discussions entre Moscou et Kiev semblent au point mort, un état de fait aggravé par la fragilité politique de Volodymyr Zelensky après un scandale de corruption impliquant son ex-chef de cabinet, Andriï Borissovitch.
Aide financière et militaire : qui bouge et comment
Pour tenter de stabiliser l’Ukraine, Ursula von der Leyen a proposé un plan de financement de 90 milliards d’euros pour les deux prochaines années, visant à couvrir les deux tiers des besoins financiers de Kiev. Mais des réserves apparaissent, notamment de la Belgique, sur l’utilisation des avoirs russes gelés et sur la possible émission d’un emprunt européen.
Parallèlement, l’Allemagne, la Pologne et la Norvège ont promis plus d’un milliard d’euros d’aide militaire à Kiev. Mark Rutte, présenté comme le secrétaire général de l’OTAN, a insisté sur la nécessité de renforcer l’Ukraine pour qu’elle arrive en position de force lors des pourparlers de paix. Sur le plan opérationnel, l’Australie contribue aussi : livraison de 49 chars M1A1 Abrams et examen d’une cession de 22 hélicoptères Tigre ARH à l’armée ukrainienne, remplacés ensuite par 29 AH-64E Apache/Guardian plus modernes, confirme le média spécialisé Zone Militaire.
Défense australienne : polémiques et réactions
L’armée australienne traverse des controverses. Les MRH-90 Taipan, achetés dans les années 2000, ont été retirés en 2023, et leur mise à l’écart a provoqué l’indignation de la communauté ukrainienne d’Australie, certains y voyant un geste inapproprié — selon Mick Ryan, ancien général australien, cette décision est « immorale ». Richard Marles, ministre de la Défense, a réaffirmé le soutien australien : « Le peuple ukrainien a été une source d’inspiration absolue et le gouvernement Albanese et le peuple australien le soutiendront aussi longtemps qu’il le faudra. »








