« Perdre nos enfants » : les propos du chef des armées qui terrifient la France

Le général Mandon lance un avertissement glaçant : la France pourrait devoir faire face à un conflit d’ici 2030.

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« Perdre nos enfants » : les propos du chef des armées qui terrifient la France
« Perdre nos enfants » : les propos du chef des armées qui terrifient la France © Armees.com

Le 19 novembre 2025, le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises, est intervenu lors du Congrès des maires de France à Paris. Ses paroles ont vite fait jaser, notamment à cause des tensions qui montent en Europe et de la possibilité d’un affrontement avec la Russie d’ici 2030. Ce discours arrive à un moment où la situation internationale inquiète de plus en plus.

Propos alarmants du général Mandon

Pendant son intervention, le général Mandon n’a pas mâché ses mots et a affirmé qu’il fallait « accepter de perdre nos enfants » en cas de guerre, rapporte le 20 Minutes. Il a ajouté que les Français devaient « trouver la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est ». Selon lui, la menace russe se prépare activement à se frotter aux pays membres de l’OTAN, qu’elle voit comme son ennemi de toujours.

Il a aussi souligné que la France devait se mettre en position de faire des sacrifices, tant sur le plan économique qu’humain, pour assurer sa sécurité face à la menace militaire russe. Il a expliqué que la priorité des armées françaises était de se préparer à un choc possible dans trois à quatre ans, qui pourrait revêtir des formes hybrides ou plus violentes. Conscient de l’inquiétude que pouvaient susciter ses propos, Mandon a précisé qu’il voulait avant tout alerter et préparer le pays face à une dégradation rapide de la situation internationale.

Réactions des acteurs politiques

Les propos du général Mandon ont fait réagir tout le monde sur la scène politique française. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé son « désaccord total » en critiquant la perspective même de prévoir des « sacrifices », qu’il tient pour le résultat d’« échecs diplomatiques ». Pour le groupe parlementaire LFI, un chef d’état-major n’aurait pas à tenir ce genre de propos.

Du côté du Parti communiste, Fabien Roussel n’a pas mâché ses mots en lançant un retentissant « C’est NON ! ». Il a rappelé les « 51 000 monuments aux morts » pour démontrer le lourd tribut payé lors des guerres passées et a rejeté toute rhétorique belliciste. Quant au Rassemblement national, Sébastien Chenu a remis en cause la légitimité du général Mandon pour tenir de tels propos, estimant qu’il s’agissait d’une « faute » et laissant entendre que le président Emmanuel Macron pourrait être à l’origine de ces déclarations.

D’après La Dépêche, Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle, a elle aussi pointé du doigt ces propos en les qualifiant de « délirants ». Selon elle, de tels discours risquent de renforcer l’anxiété chez les jeunes et de peser sur l’économie française. Elle a dénoncé une sorte de « virilisme toxique » et appelé à un débat à l’Assemblée nationale.

Soutien officiel

Face à ces critiques, le président français Emmanuel Macron a affirmé que son chef d’état-major, Fabien Mandon, conservait toute sa confiance malgré la polémique, tout en annonçant des mesures de défense importantes. Catherine Vautrin, ministre des Armées, s’est également montrée solidaire en précisant qu’il était légitime pour lui de parler des menaces qui pèsent sur la France. Elle a critiqué ce qu’elle a appelé des réactions politiciennes excessives et rappelé la nécessité de se préparer sérieusement, sans pour autant chercher l’affrontement.

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