Poutine brise un accord vieux de 25 ans avec Washington : un retour à la guerre froide ?

La Russie met fin à un accord crucial sur le plutonium, menaçant la stabilité mondiale.

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Poutine brise un accord vieux de 25 ans avec Washington : un retour à la guerre froide ?
Poutine brise un accord vieux de 25 ans avec Washington : un retour à la guerre froide ? © Armees.com

La décision récente de la Russie de mettre fin à l’accord sur la gestion et le traitement du plutonium avec les États-Unis marque un nouveau tournant dans les relations tendues entre ces deux puissances nucléaires. Signé initialement en 2000 et modifié en 2010, cet accord visait à retraiter les stocks de plutonium issus de la guerre froide pour éviter que ce matériel ne soit utilisé dans de nouvelles armes nucléaires, explique Le Figaro. Ce revirement met en lumière des inquiétudes quant à la stabilité mondiale.

Un accord historique qui tire sa révérence

L’accord entre les États-Unis et la Russie était vu comme une avancée importante pour le contrôle des armements nucléaires. Chacun des deux pays s’était engagé à recycler 34 tonnes de plutonium, ce qui, d’après les estimations américaines, aurait permis de désamorcer l’équivalent de 17 000 armes nucléaires. Cette initiative visait à limiter la prolifération nucléaire.

Cependant, ce lundi 27 octobre, le président russe Vladimir Poutine a officiellement signé une loi mettant un terme à cet accord, confirme le magazine Sud Ouest. Ce n’est pas totalement inattendu, puisque dès 2016, Poutine avait déjà suspendu la participation russe par décret. La décision actuelle marque clairement une escalade dans les tensions internationales.

Une montée des tensions dans le domaine nucléaire

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les tensions russo-ukrainiennes se sont fortement détériorées. Peu après le début du conflit, Poutine a mis les forces nucléaires russes en alerte maximale, alimentant ainsi les critiques occidentales qui accusent Moscou de jouer sur la menace des armes nucléaires comme levier politique. En 2024, un décret signé par Poutine a abaissé le seuil d’utilisation des armes nucléaires par la Russie, ce qui ne manque pas de renforcer ces appréhensions.

Dans ce climat tendu, la Russie a également réalisé avec succès un test final du missile nucléaire Bourevestnik, montrant ainsi ses capacités militaires avancées et sa volonté de faire trembler ses adversaires.

Une situation géopolitique bien compliquée

Les relations entre la Russie et les États-Unis se détérioraient déjà sous la présidence de Barack Obama, des désaccords sur plusieurs dossiers internationaux creusant progressivement le fossé entre les deux pays. Avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les espoirs de voir rapidement s’améliorer les relations se sont envolés, malgré ses multiples promesses de résoudre rapidement le conflit en Ukraine.

En fait, Trump a récemment repoussé une rencontre prévue avec Poutine à Budapest, déclarant ne pas vouloir engager des discussions « pour rien ». Pendant ce temps, les pourparlers de paix entre Moscou et Kiev stagnent, laissant planer de vives incertitudes sur l’avenir du conflit en Ukraine.

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