Le 1er octobre 2025, l’Ukraine a annoncé que le site de Tchernobyl était en « situation d’urgence » après la destruction d’une sous-station électrique par une attaque russe. La centrale de Tchernobyl, désormais hors service mais toujours hautement sensible, dépend d’une alimentation stable pour garantir la sécurité du Nouveau confinement de sécurité. Kiev accuse Moscou de transformer l’énergie nucléaire en arme stratégique.
Tchernobyl visée par un bombardement russe ?
La centrale de Tchernobyl, au nord de Kiev, est restée plus d’une semaine sans électricité à la suite de bombardements russes. Selon le ministère ukrainien de l’Énergie, « en raison de bombardements russes sur les infrastructures énergétiques de la région de Kiev, une situation d’urgence est déclarée dans les installations de la centrale nucléaire de Tchernobyl » relaye https://www.cnews.fr/monde/2025-10-01/guerre-en-ukraine-le-site-nucleaire-de-tchernobyl-prive-delectricite-apres-uneL’attaque a endommagé un transformateur de la sous-station de Slavutych, privant le site nucléaire d’alimentation.
Durant cette période, le Nouveau confinement de sécurité, la gigantesque arche métallique inaugurée en 2016 pour isoler le réacteur accidenté en 1986, s’est retrouvé sans alimentation directe. Les générateurs diesel ont toutefois assuré la continuité des systèmes vitaux. Bien que les niveaux de radiation soient restés stables, la dépendance à des générateurs temporaires a accru la vulnérabilité du site.
Zelensky accuse Moscou : une « menace mondiale »
Pour Kiev, ces frappes ne relèvent pas du hasard. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une stratégie visant à créer une instabilité nucléaire. « La Russie transforme Tchernobyl en une nouvelle menace mondiale » a-t-il déclaré selon le Huffington Post. Dans un message relayé par Reuters, il a ajouté que Moscou « était en train d’essayer de créer le risque d’incidents nucléaires ».
Les autorités ukrainiennes affirment que plus de 20 drones, dont plusieurs de type « Shahed », ont été mobilisés contre l’infrastructure électrique de Tchernobyl. Pour Zelensky, cette offensive démontre que le Kremlin instrumentalise la peur nucléaire pour peser sur la guerre. Vladimir Poutine refuse toute responsabilité, accusant en retour Kiev d’alimenter l’escalade autour des centrales.
Alimentation rétablie mais risques persistants pour l’Ukraine
Le ministère ukrainien de l’Énergie a annoncé que l’alimentation électrique avait été entièrement rétablie dès le 2 octobre selon Anadolu Agency. Les niveaux de radiation demeurent dans « les limites de contrôle », écartant tout danger immédiat pour la population. Cependant, cette séquence met en lumière la vulnérabilité persistante des sites nucléaires ukrainiens en période de guerre.
Au-delà de Tchernobyl, la centrale de Zaporizhzhia, plus grande d’Europe et occupée par les forces russes, vit sa plus longue période sans alimentation externe depuis le début de l’invasion. Privée de courant depuis le 23 septembre 2025, elle fonctionne grâce à des générateurs de secours pour refroidir ses réacteurs et son combustible usé. Associated Press rappelle qu’il s’agit d’un moment « critique » car une panne prolongée des générateurs ferait peser un risque majeur sur la sûreté nucléaire.








