Ils attendent le coup de sifflet : 68 soldats et 3 Rafale prêts à abattre tout drone russe

L’opération « sentinelle orientale » témoigne d’une montée des tensions en Europe : trois drones russes abattus, des Rafale en alerte.

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Ils attendent le coup de sifflet : 68 soldats et 3 Rafale prêts à abattre tout drone russe
Ils attendent le coup de sifflet : 68 soldats et 3 Rafale prêts à abattre tout drone russe © Armees.com

L’armée française a renforcé ses actions sur le flanc est de l’OTAN pour répondre à la menace qui se précise face aux drones russes. Dès le vendredi 12 septembre, l’opération « sentinelle orientale » a vu le jour, suite à des incursions aériennes non autorisées en Pologne. Un signal fort dans un climat tendu qui montre clairement l’engagement de la France en matière de sécurité européenne.

Sur le terrain

Trois avions Rafale ont été placés en position stratégique pour intercepter tout drone russe s’approchant des frontières. Ils interviennent dans un épisode marqué par le passage de 19 drones russes depuis la Biélorussie et l’Ukraine, au cours de la nuit du 9 au 10 septembre. Pour mémoire, trois de ces engins ont été abattus dans l’espace aérien polonais, un fait inédit pour l’OTAN.

Le détachement français, composé de 68 militaires, opère depuis la base de Minsk Mazowiecki, située à environ 50 km de Varsovie. Cette position avantageuse se trouve à 120 km de la frontière bélarusse et à 150 km de celle de l’Ukraine. Le commandant Victor dirige l’équipe, qui reste prête à décoller « au coup de sifflet ».

Dans l’action

Deux Rafale ont décollé au-dessus de la campagne polonaise, équipés de quatre missiles air-air Mica et d’un canon de 30 mm. Ces appareils, déjà en poste en Pologne pour l’exercice « ACE » de l’OTAN, ont pu répondre rapidement à la situation. Le capitaine Lucas, navigateur-officier systèmes d’armes sur Rafale, a précisé que les appareils étaient en condition de prendre l’alerte sans délai.

Les opérations aériennes se coordonnent depuis un commandement basé en Allemagne, illustrant la coopération internationale. La mission consiste à repérer, identifier et, si besoin, engager les drones qui s’invitent dans l’espace, soulignant la menace russe. Un vrai casse-tête se pose : faut-il tirer avec des missiles onéreux ou risquer des tirs de canon à proximité des zones peuplées en optant pour une solution moins dispendieuse ?

Les retombées géopolitiques

Cette opération ne se limite pas à une réaction militaire, elle envoie aussi un message fort. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a qualifié ces incursions d' »intentionnelles ou non », mais avant tout de « dangereuses » et « inacceptables ». Outre les forces françaises, des Eurofighter allemands et britanniques ainsi que des F-16 danois participent à la mission, connue sous le nom d' »Eastern Sentry ».

La présence des Forces aériennes stratégiques françaises en Pologne renforce la crédibilité de la dissuasion française en Europe. Étienne Marcuz, expert à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), estime que ce positionnement vient appuyer les déclarations présidentielles sur l’engagement en faveur de l’Europe.

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