Face à la faim qui ravage Gaza, 26 nations haussent le ton

Chaque jour, des enfants meurent à Gaza, privés de nourriture et d’eau. L’urgence est totale.

Publié le
Lecture : 2 min
Face à la faim qui ravage Gaza, 26 nations haussent le ton
Face à la faim qui ravage Gaza, 26 nations haussent le ton © Armees.com

Le 12 août 2025, vingt-six pays – dont la France, le Royaume-Uni et le Japon – ont lancé un appel pressant demandant à Israël de lever les barrières qui empêchent l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Cet appel, qualifié d’urgent, intervient alors qu’après des mois d’inaction internationale la situation sur le terrain se dégrade de jour en jour.

Situation critique à Gaza

Depuis presque un an, Gaza vit un siège qui prive la population d’eau potable, bloque l’accès aux soins médicaux indispensables et interdit l’entrée de vivres. Plusieurs rapports d’ONG, d’agences de l’ONU et d’organisations médicales mettent en garde contre une famine imminente. Les conséquences sont dramatiques : des hôpitaux débordés et, malheureusement, la mort d’enfants. En juillet 2025, environ 12 000 enfants de moins de cinq ans souffraient gravement de malnutrition aiguë.

Les chiffres ne mentent pas : depuis janvier 2025, 148 personnes ont perdu la vie à cause de la malnutrition (selon l’OMS). Le taux global de malnutrition aiguë dépasse les 10 %, et plus de 20 % des femmes enceintes ou allaitantes sont atteintes d’une malnutrition sévère.

Réactions internationales et embûches sur le terrain

Même si la situation est régulièrement signalée, beaucoup de chancelleries internationales semblent faire la sourde oreille, sous l’influence des lobbys israéliens puissants et par peur de froisser Washington. Israël continue d’affirmer qu’il n’y a pas de famine, tout en organisant des distributions spectaculaires pour impressionner les médias. Pourtant, ces actions ne cachent pas le blocage persistant des convois d’aide humanitaire, illustré par l’interception du navire Madleen par l’armée israélienne.

Par ailleurs, certaines ONG internationales importantes risquent maintenant de quitter les territoires palestiniens occupés à cause de nouvelles exigences restrictives pour leur enregistrement. Cette situation risque de rendre la crise encore plus vive.

Stratégies et conséquences sur le terrain

Israël semble mener une politique qui vise à maintenir son occupation tout en regroupant la population palestinienne dans des camps fermés, comme celui envisagé à Rafah. La stricte interdiction de sortir du camp et les préparatifs apparents pour une déportation massive montrent une utilisation cynique de la privation d’aide, loin d’être un simple effet secondaire.

Face à cette situation dramatique, seules des sanctions économiques, diplomatiques et militaires pourraient véritablement changer la donne. La France se démarque ici en s’imposant comme l’un des premiers pays à vouloir placer Gaza sous protection internationale via l’ONU, appelant ainsi ses alliés à résister aux politiques israéliennes soutenues par les États-Unis, et à former une coalition internationale.

Nécessité d’agir maintenant

L’urgence se ressent au quotidien : chaque jour qui passe, des enfants meurent faute d’accès à la nourriture ou à l’eau, pendant que les stocks restent bloqués par l’armée israélienne. Depuis mai 2025, plus de 1 000 Palestiniens ont perdu la vie en essayant, par désespoir, d’accéder à ces ressources indispensables.

Il faut mettre en place « des mesures immédiates, permanentes et concrètes » pour assurer un accès sécurisé et massif aux Nations Unies ainsi qu’à toutes les ONG internationales présentes sur le terrain (afin qu’elles puissent fournir leur aide sans entrave ni menace).

La sécurité des civils et du personnel offrant de l’aide doit être garantie sans exception ; aucune force létale ne devrait être utilisée lors des distributions de vivres ou de soins médicaux.

Laisser un commentaire

Share to...