Défense : le fonds souverain norvégien cède ses parts dans des entreprises israéliennes

Le ministère des Finances a demandé à la banque centrale de passer en revue l’application du mandat de gestion

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Défense : le fonds souverain norvégien cède ses parts dans des entreprises israéliennes © Armees.com

Le fonds souverain norvégien a vendu des participations dans onze entreprises israéliennes et rapatrié la gestion de tous ses actifs locaux. Une clarification de doctrine assumée alors que la guerre à Gaza risque de s’amplifier.

Le 11 août 2025, la Norvège a précisé un tournant en matière de défense éthique pour son fonds souverain, en annonçant des cessions ciblées en Israël et la fin des mandats de gestion déléguée sur ce marché. La décision intervient après une revue accélérée des expositions, sur fond de crise humanitaire et de pression accrue sur la gouvernance des placements publics. La défense, dans ce contexte, est à la fois un impératif politique, un cadre de conformité et un outil de maîtrise du risque.

La défense comme boussole d’allocation pour le fonds souverain norvégien

En replaçant la Défense au centre de l’arbitrage, le gestionnaire du Government Pension Fund Global assume une approche plus stricte. Selon Reuters, dans un article publié le 11 août 2025, le fonds a confirmé la résiliation de tous les contrats avec des gérants externes en Israël et le rapatriement intégral de la gestion des positions locales, au nom d’une diligence renforcée et d’une supervision homogène. Objectif : réduire la complexité opérationnelle, élever la traçabilité et resserrer l’interprétation des lignes éthiques. Le message est lisible par les marchés et par l’opinion norvégienne : l’allocation doit refléter, en temps réel, un standard de responsabilité.

Le fonds a indiqué que ses investissements en Israël seront désormais limités aux sociétés figurant dans l’indice de référence actions défini par le ministère des Finances, sans obligation de détenir l’ensemble des valeurs indexées. Ce verrou évite l’exposition automatique et maintient une capacité d’exclusion au cas par cas, là où la matérialité des risques extra-financiers l’exige.

Financement de la Défense : plusieurs entreprises israéliennes cédées

Le fonds détenait des participations dans 61 entreprises israéliennes à fin juin 2025. Il a cédé, dans les jours précédant l’annonce, onze positions, non nommées, et poursuit une revue des sociétés restantes. L’Associated Press, le 11 août 2025, confirme cette séquence et précise que les onze participations cédées ne figuraient pas dans l’indice de référence ministériel.

La tonalité est donnée par Nicolai Tangen, directeur général de Norges Bank Investment Management, dans un communiqué officiel publié le 11 août 2025. Il déclare : « Ces mesures ont été prises en réponse à des circonstances extraordinaires. La situation à Gaza est une grave crise humanitaire. Nous sommes investis dans des entreprises qui opèrent dans un pays en guerre, et les conditions en Cisjordanie et à Gaza se sont récemment détériorées. En réponse, nous allons renforcer encore notre diligence raisonnable. Les mesures que nous prenons vont simplifier la gestion de nos investissements sur ce marché et réduire le nombre d’entreprises que nous, ainsi que le Conseil d’éthique, devons surveiller. »

Le communiqué officiel ajoute un élément : le ministère des Finances a demandé à la banque centrale de passer en revue l’application du mandat de gestion, les investissements en Israël et d’émettre des propositions de mesures supplémentaires, avec une réponse formelle attendue d’ici le 20 août 2025. Reuters rappelle que le fonds a déjà sorti, au cours des douze derniers mois, une valeur de l’énergie et un acteur des télécoms pour des motifs éthiques, et qu’une revue de banques reste en cours.

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