À son arrivée aux Pays-Bas pour le sommet de l’OTAN, Donald Trump annonce que le programme nucléaire de l’Iran a pris plusieurs décennies de retard après les bombardements. De son côté, Téhéran annonce la fin de sa collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’Iran va désormais cultiver le secret concernant son programme nucléaire
À l’occasion de la réunion de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à La Haye, aux Pays-Bas, le président des États-Unis, Donald Trump, déclare que le programme nucléaire iranien a pris des « décennies » de retard après les frappes américaines. De son côté, Téhéran réplique alors que le cessez-le-feu est en vigueur depuis quelques heures seulement. L’Iran annonce stopper purement et simplement sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Ainsi, les inspecteurs sont désormais exclus, les caméras débranchées et la transparence enterrée.
Le Parlement iranien a voté, le 25 juin 2025, en faveur d’une suspension immédiate de toute coopération avec l’AIEA, qualifiant la dernière résolution de l’agence de « purement politique et non constructive », selon Nasser Kanaani, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Le texte adopté par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, le 13 juin, dénonçait l’absence persistante de coopération technique de la part de l’Iran et son refus de clarifier certaines anomalies détectées sur des sites nucléaires non déclarés.
Téhéran a répondu par la fermeture complète de ses installations aux inspecteurs internationaux. Résultat : plus aucun accès aux données, plus aucune garantie sur les niveaux d’enrichissement ni sur la destination des matériaux fissiles. Et surtout, plus aucune trace des 400 kilos d’uranium ultra-enrichi toujours dans la nature.
Donald Trump : la vantardise pour politique nucléaire
Pendant que l’Iran coupe les ponts, Donald Trump persiste et signe. À son arrivée au sommet de l’OTAN à La Haye, il a affirmé : « Ils viennent de traverser l’enfer. Je pense qu’ils ont compris. La dernière chose qu’ils veulent faire, c’est enrichir. » Dans le même souffle, il a comparé la situation aux bombardements atomiques de la Seconde Guerre mondiale : « Je ne veux pas utiliser l’exemple d’Hiroshima ou de Nagasaki, mais c’est essentiellement ce qui a mis fin à cette guerre. »
Sans surprise, ces propos ont déclenché une onde de choc au sein de plusieurs chancelleries européennes. La posture est claire : projeter la puissance américaine pour forcer un recul iranien, quitte à saborder tout espoir de négociation. En affirmant que « l’accord sur Gaza est plus proche grâce à la démonstration de force en Iran », Trump lie désormais le dossier nucléaire iranien à la stabilité au Moyen-Orient, dans une stratégie de marchandage diplomatique à haut risque.
Mais à quoi joue vraiment l’Iran ? En rompant avec l’AIEA tout en maintenant officiellement son adhésion au Traité de non-prolifération (TNP), Téhéran tente une manœuvre d’équilibriste. Mais, selon des experts en sécurité nucléaire, les installations de Natanz et Fordow pourraient continuer à fonctionner à des niveaux d’enrichissement très importants. Sans vérification, rien ne permet de démentir une hypothétique marche vers l’arme atomique. En revanche, avec cette décision, l’Iran s’expose à de nouvelles sanctions internationales, alors que son économie est déjà exsangue.









Pourquoi vous ne dites pas que c’est une agression illégale de la part des usa et leur proxy armé par eux Israël et le droit international n’est pas utile s’il s’agit de l’occident.