La Russie affirme vouloir avancer rapidement vers une solution pacifique au conflit en Ukraine. Moscou rejette les accusations de Kiev, qui soupçonne le Kremlin de chercher à retarder les négociations pour continuer ses opérations militaires.
Des critiques ukrainiennes qui alimentent la méfiance
Face au comportement russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cache pas sa défiance. Ce dernier accuse la Russie de ralentir volontairement les démarches diplomatiques pour continuer à exercer une pression militaire sur le terrain. Pour Kyiv, il s’agit d’une manœuvre visant à gagner du temps tout en maintenant l’offensive.
La réponse ukrainienne intervient alors que les pertes humaines s’alourdissent, après plus de trois années de guerre. Malgré quelques signaux diplomatiques, le président Zelensky affirme ne pas être informé d’initiatives concrètes telles que le « mémorandum » évoqué par Moscou. Un flou persiste autour de la nature et des objectifs réels des propositions russes.
La Russie met en avant un travail discret et actif
De son côté, la Russie se défend de tout immobilisme. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré que l’ensemble des acteurs impliqués travaillent « de manière dynamique » pour avancer vers un cessez-le-feu. Selon lui, personne n’a intérêt à faire traîner les discussions, et le processus progresse en coulisses.
Moscou mise sur la discrétion et la préparation minutieuse. Le président Vladimir Poutine évoque un cadre de travail défini, avec la mise en place d’un document préparatoire pour engager des négociations plus approfondies. Ce « mémorandum », selon ses mots, pourrait servir de base à un futur traité de paix, même si aucune date précise n’a été avancée.








