Nouveau coup de pression ou annonce d’une offensive massive sur Gaza ? En tout cas, le Premier ministre Benyamin Netanyahou annonce que Tsahal va frapper fort dans l’enclave palestinienne.
Vers une nouvelle offensive de l’armée israélienne à Gaza ?
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, persiste et signe. Devant une troupe de réservistes, il vient de faire une promesse de feu. Il annonce que son armée va pénétrer dans la bande de Gaza « avec toute sa force », sans compromis. Le mot d’ordre est clair : annihiler le Hamas, jusqu’au dernier bastion.
La formule, martelée à plusieurs reprises dans la journée, s’est accompagnée d’un message cinglant : « Il n’y aura aucune situation où nous arrêterons la guerre », a-t-il affirmé, selon un communiqué diffusé par son bureau. Le ton n’est pas celui de la négociation. Une simple suspension temporaire des combats, concède-t-il, pourrait être envisagée pour « faciliter la libération d’otages », mais rien de plus.
Depuis le 18 mars 2025, les opérations militaires israéliennes se sont intensifiées dans l’enclave palestinienne après une trêve de deux mois. L’armée y mène des frappes ciblées, mais les prochains jours devraient marquer un changement de paradigme : une offensive terrestre totale.
Gaza, champ de guerre total : vers une nouvelle phase d’occupation
Ce virage stratégique intervient dans un contexte où le cabinet sécuritaire israélien a approuvé, début mai 2025, une feuille de route explosive : « conquête de la bande de Gaza » et « promotion du départ volontaire des Gazaouis vers l’étranger ». Une politique assumée, quasi déclarative, de transfert démographique.
Netanyahou ne le nie pas. « Nous avons mis en place une administration qui leur permettra [aux Gazaouis] de partir », a-t-il expliqué, tout en précisant que le principal obstacle est l’identification de pays tiers prêts à accueillir les déplacés. Il assure : « Si nous leur offrons la possibilité de partir, plus de 50 % partiront, et je pense même bien davantage. »
Cette rhétorique s’inscrit dans une logique de guerre prolongée. La population gazaouie, soit 2,1 millions de personnes, est à bout : déplacée, affamée, assiégée. Médecins du Monde dénonce l’utilisation de la faim comme « arme de guerre », et les ONG internationales alertent sur une malnutrition aiguë comparable aux pires crises humanitaires du siècle.








