Israël exhorte à évacuer trois ports importants du Yémen jusqu’à nouvel ordre. Des frappes massives de Tsahal ne sont pas à exclure dans les prochaines heures.
Israël va viser plusieurs ports du Yémen
L’armée israélienne lance un ultimatum public concernant plusieurs ports au Yémen. Selon Tsahal : « En raison de l’utilisation des ports maritimes par le régime terroriste des Houthis à des fins d’activités terroristes, nous appelons toutes les personnes présentes dans ces ports à évacuer les lieux (…) jusqu’à nouvel ordre. » L’ordre vise spécifiquement les ports de Hodeida, Ras Issa et Salif, tous situés sur la côte occidentale du Yémen, contrôlée par les rebelles houthistes.
Mais derrière ce message diffusé sur X, signé du porte-parole militaire Avichay Adraee, se cache une dynamique beaucoup plus explosive. Car ces sites ne sont pas de simples infrastructures logistiques : ils représentent, dans l’échiquier stratégique régional, des points névralgiques pour le ravitaillement ou encore les importations humanitaires. Et désormais potentiellement pour les opérations militaires de drones et de missiles dirigées contre Israël.
Des missiles depuis Sanaa, des menaces vers Tel-Aviv : les Houthis entrent dans le jeu
Quelques jours avant cet avertissement, les Houthis ont revendiqué une attaque directe contre Israël. Yahya Saree, porte-parole militaire du mouvement rebelle yéménite, a affirmé : « Les Houthis ont mené une opération militaire qualitative visant (…) l’aéroport israélien Ben-Gourion, dans la région occupée de Jaffa, avec un missile balistique hypersonique. » L’armée israélienne a confirmé l’interception d’un missile tiré du Yémen.
La réponse israélienne ne s’est pas fait attendre. Des frappes aériennes viennent d’avoir lieu. Celles-ci ont ciblé l’aéroport de Sanaa, capitale tenue par les Houthis. Frapper ou ne pas frapper ? Telle est la question. Car, malgré l’intense rhétorique militaire israélienne, les faits sur le terrain restent, pour l’heure, ambigus. Selon Al Jazeera, les Houthis affirment qu’aucune frappe israélienne n’a visé les trois ports désignés. Nasruddin Amer, chef de l’agence de presse Saba, contrôlée par les rebelles, a nié toute attaque.
Depuis le début de la guerre à Gaza, il y a 19 mois, les rebelles houthis multiplient les gestes symboliques et militaires en soutien aux Palestiniens. La reprise des tirs depuis le Yémen coïncide avec la reprise des opérations israéliennes à Gaza après une courte trêve.








