L’armée française est priée de quitter rapidement le Sénégal et le Tchad. Dans ces deux pays, la coopération militaire avec Paris va drastiquement diminuer. L’avenir des bases françaises au Sénégal reste flou. Le pouvoir et l’armée du pays n’arrivent pas à se mettre d’accord.
L’armée française contrainte de se retirer du Sénégal
Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes en Afrique de l’Ouest, l’avenir des bases françaises au Sénégal est devenu un sujet de débats intenses. Le discours récent du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, sème le doute quant à la pérennité de ces installations, sans pour autant confirmer leur fermeture.
Les bases françaises au Sénégal jouent un rôle stratégique majeur. Historiquement, elles symbolisent une coopération militaire étroite entre les deux nations. Cette collaboration dépasse le cadre sécuritaire strict, intégrant la formation des forces armées sénégalaises, des échanges d’expertises, ainsi qu’un soutien logistique et technique précieux. Selon plusieurs hauts gradés sénégalais, la fermeture de ces bases serait un coup dur pour l’armée nationale.
Ils soulignent l’apport crucial de l’armée française, notamment en matière de surveillance maritime. Les avions français, utilisés pour des missions conjointes avec la Direction de la surveillance maritime, permettent de lutter efficacement contre la pêche illicite, un enjeu économique de premier plan pour le Sénégal. Ces opérations, réalisées aux frais de la France, illustrent l’importance de ces bases.
Une décision sécuritaire, non politique
Par ailleurs, les responsables militaires sénégalais rappellent que la décision concernant les bases françaises relève avant tout de considérations sécuritaires. Contrairement à d’autres pays de la région, comme le Tchad où le retrait des forces françaises est déjà en cours, le Sénégal adopte une posture plus mesurée.
Selon Afrique Confidentielle, pour ces officiers, la fermeture des bases ne peut être envisagée sans un plan robuste pour combler le vide laissé par le départ des soldats français. Ce n’est pas seulement l’armée qui bénéficierait de ce maintien : les enjeux économiques et sociaux liés à la présence des bases sont également cruciaux. La coopération militaire franco-sénégalaise s’inscrit dans un cadre plus large, incluant des retombées indirectes pour des secteurs comme la sécurité maritime et la formation professionnelle. Pour l’instant, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, n’a pas tranché.









Faire rentrer les militaires en France est un prélude au retrait de la France dans de nombreux pays et ce, malgré l’existence des 11 pactes coloniaux qui relie 11 pays d’Afrique à la France et qui sont intégrés dans la Francophonie… Nous pouvons espérer que ces pays désirant le retrait de la France, s’engagent dans la renonciation des pactes coloniaux signés; ce qui pourra signifier que le cordon ombilical financier entre le France et ces pays sera rompu…