La force multinationale pour l’Ukraine (MNF-U), préparée sous direction française et britannique, passe à une étape concrète de son entraînement : un exercice grandeur nature en Pologne destiné à vérifier la capacité des contingents alliés à se déployer et à travailler ensemble. Quelque 1 100 militaires français et 300 Britanniques doivent prendre part à cette manœuvre à Nowa Dęba, dans le sud-est polonais.
Les modalités ont été détaillées dans une dépêche de l’AFP diffusée le 3 novembre 2026. La Turquie doit parallèlement conduire une simulation consacrée à la sécurisation de la mer Noire, selon les informations attribuées au ministère français des Armées.
Pourquoi les alliés s’entraînent en Pologne
L’objectif immédiat est de mettre à l’épreuve les procédures de commandement, de mouvement et de coordination d’une force constituée de plusieurs armées nationales. L’exercice se tient en Pologne, sur un terrain d’entraînement proche de la frontière ukrainienne, et non en Ukraine.
La MNF-U a été créée en mars 2025 pour préparer un éventuel déploiement après la fin des hostilités. Sa mission envisagée serait de contribuer à la sécurité à long terme de l’Ukraine et de dissuader une nouvelle agression russe. Le déploiement reste lié aux conditions politiques et militaires d’un cessez-le-feu.
Une composante maritime également mise à l’essai
La préparation ne concerne pas seulement les forces terrestres. La Turquie, chargée de la composante maritime, doit mener un exercice de simulation pour la mer Noire. La sécurité des voies maritimes constitue un enjeu pour les exportations agricoles ukrainiennes et la reprise des échanges commerciaux.
Les différents volets de l’entraînement visent à vérifier si les partenaires peuvent combiner leurs moyens et leurs chaînes de commandement. La coalition prépare donc des capacités opérationnelles sans préjuger d’un accord diplomatique ni d’un calendrier d’intervention.
La France et le Royaume-Uni au centre du dispositif
Paris et Londres assurent le pilotage de cette force multinationale. La présence annoncée de 1 100 Français et de 300 Britanniques donne une dimension tangible aux préparatifs, au-delà des réunions d’état-major et des engagements de principe.
La préparation de l’exercice avait déjà été évoquée à la fin d’octobre, notamment à travers la contribution allemande prévue en avions A400M et en personnels d’état-major. Les précisions communiquées début novembre permettent désormais de mieux mesurer l’ampleur du volet terrestre.
Alors que les négociations pour mettre fin à la guerre restent bloquées, cet entraînement porte sur une question militaire précise : la capacité des pays participants à agir ensemble si les conditions d’un déploiement étaient un jour réunies.








