« Si quelqu’un est assez insensé pour nous attaquer, nous nous battrons » : le chef militaire de l’Otan dévoile son plan de guerre contre la Russie

Le chef militaire de l’Otan promet des représailles sans appel face à Moscou, mais tient aussi à calmer le jeu. Entre fermeté et apaisement, quelle est vraiment la stratégie de l’Alliance pour dissuader la Russie ?

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« Si quelqu'un est assez insensé pour nous attaquer, nous nous battrons » : le chef militaire de l'Otan dévoile son plan de guerre contre la Russie
Source : BFMTV - WOJTEK RADWANSKI | Armees.com

« Si quelqu’un est assez insensé pour nous attaquer, nous nous battrons. Nous arrêterons l’attaque et nous leur refuserons la possibilité d’atteindre leurs objectifs, quels qu’ils soient. En bref, nous veillerons à ce que toute attaque contre n’importe quel allié se révèle totalement vaine. », cite BFMTV.

Le général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe et principal chef militaire de l’Otan, a lancé cet avertissement lors d’un forum sur la défense organisé à Varsovie, en Pologne.

Le message s’adresse directement à la Russie, dans un climat où les craintes d’un affrontement avec l’Alliance atlantique se sont intensifiées ces derniers mois. Des services de renseignement, dont ceux du Danemark, jugent possible une attaque russe contre l’Otan, tout en estimant cette hypothèse improbable. Le chef des renseignements militaires danois, Thomas Ahrenkiel, évoquait le 24 septembre un risque faible mais croissant d’attaques militaires limitées contre un pays de l’Alliance voisin de la Russie.

L’Otan cherche aussi à faire passer un message à Moscou pour qu’elle cesse une campagne de sabotages et d’ingérences visant les soutiens de l’Ukraine, telle que décrite par des responsables occidentaux. Plusieurs incidents très médiatisés ont nourri ces inquiétudes, dont la découverte d’un drone chargé d’explosifs dans un aéroport allemand.

Bloquer, endiguer, briser

Grynkewich a détaillé ce qu’il appelle sa théorie de la victoire, autrement dit sa stratégie pour battre la Russie si une attaque venait à se produire contre un membre de l’Alliance. Elle tient en étapes.

  1. D’abord bloquer l’attaque initiale. « Mais dans ce cas, ma théorie de la victoire est simple : nous bloquerons l’attaque initiale », a-t-il expliqué.
  2. Si l’assaut se poursuit malgré tout, il s’agira ensuite de l’endiguer et d’empêcher l’ennemi d’avancer.
  3. Enfin, si nécessaire, l’Otan briserait « les forces de l’ennemi ainsi que le système opérationnel de conduite de la guerre déployé contre nous ».

Interrogé sur les attaques hybrides qui touchent l’Europe, le général a jugé nécessaire que les pays membres transmettent à la Russie un message clair sur les lignes rouges à ne pas franchir.

Pas de conflit imminent, selon Grynkewich

Malgré la fermeté de ses propos, le chef militaire de l’Otan a tenu à tempérer les craintes d’une escalade. « Je ne considère pas qu’un conflit soit imminent ou inévitable. Il ne l’est pas », a-t-il affirmé devant les participants du forum.

Il a assuré que tout était fait pour éviter un malentendu entre les camps. « Nous contribuons à éviter le conflit en formulant clairement nos intentions défensives et en maintenant des lignes de communication ouvertes afin de résoudre les malentendus et de favoriser la transparence », a-t-il développé.

Ce discours était très attendu.

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