L’US Air Force a retiré ses bombardiers de la base britannique de RAF Fairford, dans le cadre d’une enquête sur un projet présumé d’attaque terroriste visant cette installation. Les appareils ont été redéployés vers leurs bases d’origine aux États-Unis.
Au moins 10 bombardiers B-1 sur les 12 présents ont quitté Fairford le dimanche 4 octobre 2026, alerte The Guardian. Certains étaient arrivés en rotation moins d’une semaine plus tôt. Dans une déclaration, un porte-parole du Pentagone a confirmé le mouvement en indiquant que, bien que la sécurité opérationnelle ait empêché de confirmer en temps réel le mouvement de leurs moyens et forces, ils pouvaient désormais confirmer que tous les bombardiers américains déployés à RAF Fairford avaient été redéployés vers leurs bases d’origine aux États-Unis.
La rapidité de l’opération donne la mesure de l’urgence ressentie par les autorités américaines. Le ministère britannique de la Défense n’a pas réagi dans l’immédiat, et ce silence pourrait nourrir l’inquiétude autour de la base, dans le Gloucestershire.
Une alerte remontant à trois semaines, précisée en 24 heures
Selon des médias américains, ce retrait répondrait à des préoccupations sécuritaires nouvelles ou renouvelées concernant la base elle-même. D’après un article du New York Times, les responsables américains ont refusé dimanche de préciser la nature exacte de l’information à l’origine de cette décision rapide.
Un responsable américain cité par le quotidien a toutefois livré un élément de calendrier. Cette information ferait partie des mêmes alertes de menace apparues il y a trois semaines, soit vers la mi-septembre 2026. Mais il a précisé que des détails précis et un sentiment d’urgence avaient émergé dans les dernières 24 heures, alarmant les commandants.
L’enquête a déjà produit des résultats concrets. Un ressortissant binational britannico-iranien a été arrêté la semaine dernière dans le centre de Londres, soupçonné d’avoir planifié une attaque terroriste. Cette interpellation fait suite à un incident de sécurité survenu à Fairford fin septembre 2026.
Au total, six personnes ont été placées en garde à vue puis libérées sous caution. Les autorités britanniques ont établi un lien entre l’incident et Téhéran, que l’Iran a nié en bloc.
Fairford, à 160 km à l’ouest de Londres, a accueilli les bombardiers américains pendant des décennies de conflits au Moyen-Orient. Son usage récent découlait d’une autorisation accordée par l’ancien Premier ministre Keir Starmer à Washington, permettant l’emploi de bases britanniques pour des frappes défensives contre Téhéran.
Ce retrait survient alors que les États-Unis maintiennent une présence militaire importante dans la région. Jeudi 1er octobre 2026, un responsable américain a indiqué que le porte-avions USS Theodore Roosevelt, récemment déployé, ainsi que le groupe amphibie USS Makin Island, se dirigeaient vers le Moyen-Orient. Ce dispositif transporte plus de 7 000 marins et 2 000 Marines, et pourrait porter à trois le nombre de porte-avions présents dans la région dès fin octobre 2026.








