En septembre 2026, NBC a rapporté que les États-Unis envisageaient de retirer entre 25 000 et 40 000 soldats de leurs bases européennes. Un mois plus tard, Matthew Whitaker a catégoriquement démenti ces affirmations. Plutôt que de se retirer, Washington revoit sa stratégie militaire en Europe pour mieux s’adapter aux tensions révélées lors de l’opération en Iran en février 2026.
Les rapports de NBC : des milliers de soldats potentiellement concernés
En septembre 2026, NBC a diffusé une information qui a alarmé les capitales européennes : un retrait potentiel de 25 000 à 40 000 troupes américaines d’Europe. Les États-Unis y maintiennent environ 80 000 soldats. Un tel retrait représenterait une diminution de 31 à 50 % de leur présence, perturbant ainsi la sécurité transatlantique.
Ces révélations arrivent dans un climat déjà tendu. En mai 2026, le Pentagone avait annoncé le retrait de 5 000 soldats d’Allemagne, signe d’une reconfiguration en cours. Les alliés européens craignent un désengagement progressif des États-Unis, alors qu’ils peinent à atteindre les objectifs de dépenses militaires fixés par l’OTAN.
La révision stratégique : accès aux bases et procédures aériennes
En février 2026, lors d’une opération contre l’Iran, plusieurs membres de l’OTAN ont refusé l’accès à leurs bases aux forces américaines, invoquant leur souveraineté. Ce refus a mis en lumière une vulnérabilité : la présence de 80 000 soldats ne suffit pas si l’accès aux infrastructures dépend d’autorisations politiques. Matthew Whitaker a souligné que les procédures d’approbation des vols étaient un frein à la réactivité américaine. La révision actuelle vise à identifier les bases offrant un accès plus fiable et à renégocier les conditions de coopération avec les pays hôtes.
Les États-Unis cherchent aussi à rationaliser leurs coûts. Maintenir 80 000 soldats en Europe est coûteux, et le maintien de certaines bases devient difficilement justifiable si elles ne remplissent pas les conditions opérationnelles requises.
Le démenti de Whitaker : une analyse en cours, aucun plan finalisé
Le 30 septembre 2026, Matthew Whitaker a réfuté les informations de NBC lors d’une conférence de défense à Bruxelles. Il a déclaré que « ces rapports sont faux » et qu’aucune décision définitive n’avait été prise. Il a réaffirmé l’engagement des États-Unis en Europe, précisant que la révision en cours vise à adapter la présence militaire aux réalités opérationnelles actuelles.
Whitaker a décrit cette révision comme une « analyse mathématique et mécanique » des besoins globaux, en fonction des menaces, de l’accès aux infrastructures et des coûts. L’Europe est un théâtre parmi d’autres dans cette évaluation mondiale.
Quel avenir pour la présence américaine en Europe ?
La révision soulève une question essentielle : quel modèle de présence militaire pour l’Europe ? Washington semble privilégier une approche flexible, avec des bases permanentes réduites et des capacités de déploiement rapide accrues. Le Pentagone pourrait adopter des rotations fréquentes d’unités basées aux États-Unis, soutenues par des stocks de matériel pré-positionnés en Europe.
Les alliés européens doivent clarifier leur préférence pour une présence américaine permanente ou pour un renforcement de leurs propres capacités de défense. Le démenti de Whitaker n’a pas clos le débat, mais a ouvert la voie à des choix stratégiques cruciaux pour l’avenir de l’alliance transatlantique.








