Thales HexaForce : une avancée majeure pour le traitement des cibles

Thales a présenté le 17 septembre 2026 HexaForce, un système de commandement et de contrôle multi-domaine capable de traiter 1.000 cibles par jour contre 100 actuellement. Validé lors de l’exercice OTAN CWIX 2026 réunissant 3.500 spécialistes de 41 pays, ce système dopé à l’IA fusionne en quelques secondes des données issues de six domaines opérationnels : terre, mer, air, espace, cyber et guerre électronique.

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Thales HexaForce : une avancée majeure pour le traitement des cibles
Thales HexaForce : une avancée majeure pour le traitement des cibles © Armees.com

HexaForce marque une avancée spectaculaire pour les opérations militaires. Capable de traiter jusqu’à 1.000 cibles par jour contre seulement 100 actuellement, ce nouveau système de commandement et de contrôle multi-domaine bouleverse les stratégies des forces armées modernes. Présenté par Thales le 17 septembre 2026, HexaForce utilise l’intelligence artificielle pour fusionner en quelques secondes des milliers de données issues de six domaines opérationnels. Développé en seulement quatre mois, ce système a été validé lors de l’exercice OTAN CWIX 2026 en Pologne.

Capacité accrue : HexaForce et son potentiel technologique

Les armées modernes font face à un défi majeur : analyser un volume de données sans précédent. Les satellites, drones, radars et capteurs terrestres et navals génèrent un flux continu d’informations difficile à exploiter. HexaForce résout ce problème en augmentant la capacité de traitement à 1.000 cibles potentielles par jour, soit dix fois plus que les systèmes actuels.

Fusion des données : le rôle central de l’IA

Au cœur d’HexaForce se trouve l’intelligence artificielle. Thales s’appuie sur son pôle IA, cortAIx, composé de 800 ingénieurs, pour développer des algorithmes capables de corréler des milliers de données hétérogènes. Intégrant les technologies de la plateforme Artemis.IA, utilisée par le ministère français des Armées depuis 2023, ces algorithmes identifient automatiquement les menaces, hiérarchisent les priorités et offrent des options tactiques aux commandants, réduisant le temps de décision à quelques minutes.

Une intégration multi-domaines

HexaForce fusionne les données de six environnements : terrestre, maritime, aérien, spatial, cyber et guerre électronique. Christophe Salomon, directeur général adjoint de Thales, souligne que « Aucun autre C2 sur le marché ne propose un spectre aussi large ». Les forces armées obtiennent ainsi une vision exhaustive du champ de bataille, combinant mouvements de troupes, menaces aériennes et cyberattaques.

Validation en conditions réelles lors de l’exercice CWIX 2026

La validation d’un système de commandement passe par sa performance sur le terrain. HexaForce a franchi cette étape en juin 2026 lors de l’exercice CWIX, organisé par l’OTAN à Bydgoszcz, en Pologne.

Interopérabilité testée par 3.500 spécialistes

L’exercice CWIX 2026 a rassemblé 3.500 experts de 41 pays membres et partenaires de l’OTAN. Ils ont testé l’interopérabilité des systèmes de commandement dans des scénarios complexes. HexaForce a prouvé sa capacité à communiquer avec les systèmes existants, à gérer des flux de données massifs et à fournir des analyses en temps réel. Le système a réussi ces tests, confirmant son architecture ouverte.

Preuve de la crédibilité d’HexaForce

CWIX 2026 a montré qu’HexaForce est opérationnel et non un simple prototype. Il a traité des données de capteurs de diverses nations, s’intégrant dans l’écosystème OTAN sans nécessiter de refonte des infrastructures. Pour l’industrie de défense française, cette validation offre un avantage compétitif face aux solutions américaines.

Interopérabilité et intégration dans les systèmes militaires existants

Les forces armées ne peuvent abandonner leurs équipements et procédures éprouvés du jour au lendemain. HexaForce a été conçu pour s’intégrer dans cet environnement complexe.

Avantages de l’architecture ouverte

HexaForce adopte une architecture basée sur des standards ouverts, permettant aux armées de connecter leurs capteurs, d’adapter les algorithmes et de conserver la maîtrise technique. Cette approche tranche avec les solutions propriétaires, perçues comme des « boîtes noires ». Pour les états-majors, l’enjeu est également l’autonomie stratégique, l’architecture d’HexaForce répondant à cette exigence.

Patrice Caine, PDG de Thales, déclare que « la bataille ne fait que commencer, c’est un domaine émergent ». Avec plusieurs appels d’offres de l’OTAN en cours pour équiper les forces alliées de systèmes C2 multi-domaines, HexaForce s’affirme comme une alternative crédible sur un marché de plusieurs dizaines de milliards d’euros, où la capacité de traitement des données devient cruciale.

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