Les USA coulent 5 pétroliers iraniens, l’Iran répond, le pétrole s’emballe

Dans la nuit du 8 au 9 septembre 2026, les forces américaines ont détruit cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et le golfe Persique, en représailles à des tirs de missiles contre un navire de guerre américain.

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Les USA coulent 5 pétroliers iraniens, l’Iran répond, le pétrole s’emballe © Armees.com

Dans la nuit du 8 au 9 septembre 2026, l’armée américaine a coulé cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et le golfe Persique. Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a justifié cette action par deux tentatives d’attaques au missile balistique contre un navire américain dans les 48 heures précédentes. Aucun militaire n’a été blessé, le navire ayant évité les projectiles, selon un communiqué publié le 9 septembre au matin, heure de Paris.

Les pétroliers Kaviz, Charminar, Horizon, et Riesco ont été coulés dans le golfe d’Oman, tandis que le Derya a été frappé près de l’île de Kharg, un terminal pétrolier stratégique du golfe Persique. Les équipages ont été évacués avant les frappes, selon le Centcom. Des vidéos montrent les tankers en flammes, certains sombrant lentement dans le détroit d’Ormuz.

Selon Le Figaro, l’agence iranienne Tasnim avait évoqué une attaque par missile sur un petit pétrolier près de l’île de Kharg. Washington accuse ces navires de financer les Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et leurs alliés.

Téhéran répond par des missiles en Jordanie

Le matin du 9 septembre, les Gardiens de la Révolution ont lancé des missiles balistiques contre la base américaine d’Al-Azraq en Jordanie, endommageant des installations selon leur communiqué relayé par Irna. L’armée jordanienne a confirmé l’attaque, précisant que ses systèmes de défense avaient intercepté 18 des 20 missiles. Les deux autres sont tombés dans des zones inhabitées, sans faire de victimes. Aucun bilan américain n’a été communiqué. La Jordanie, alliée stratégique des États-Unis, accueille plusieurs milliers de soldats américains.

Les Gardiens de la Révolution ont également menacé les tankers dans les ports du Koweït et de Bahreïn, avertissant les équipages de quitter leurs navires. Le général Ali Abdollahi a déclaré que toute attaque contre des pétroliers iraniens entraînerait des frappes contre les bases américaines dans la région.

Le prix du pétrole frôle les 100 dollars le baril

L’escalade entre Washington et Téhéran a fait grimper les prix du pétrole. Le baril de Brent pour livraison en novembre a atteint 99,38 dollars, après avoir touché 99,49 dollars. Le WTI américain a augmenté à 94,51 dollars le baril. C’est la quatrième séance consécutive de hausse, atteignant des niveaux inédits depuis juin 2026.

La hausse des prix s’explique par les craintes concernant le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des exportations mondiales de pétrole. Le blocus maritime par l’administration Trump et les mines posées par Téhéran exacerbent les tensions. Les analystes craignent que le prix du baril dépasse les 100 dollars, ce qui n’est pas arrivé depuis des années.

Stratégie américaine de pression économique accrue

Les destructions de pétroliers font partie de la stratégie de l’administration Trump visant à exercer une pression maximale sur l’Iran. Trois pétroliers avaient déjà été coulés le 6 septembre après une attaque contre des navires américains. Washington a coulé huit pétroliers en moins de 72 heures, affaiblissant la capacité d’exportation de l’Iran.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que chaque attaque iranienne contre des navires américains entraînerait la perte de pétroliers iraniens. Cette politique de représailles vise à dissuader Téhéran de continuer ses attaques tout en tarissant ses revenus. Le département du Trésor a également renforcé les sanctions contre le secteur aérien iranien, menaçant de punir toute organisation travaillant avec les compagnies aériennes iraniennes.

Tensions budgétaires à Téhéran et risque d’escalade

Bien que Téhéran affiche sa détermination, la situation budgétaire du pays est précaire. Selon Le Monde, le budget de l’État est assuré jusqu’à mi-2027. Les exportations de brut sont réduites à quelques centaines de milliers de barils par jour. La Maison Blanche estime que l’échéance pourrait être plus proche.

Les autorités iraniennes parient sur l’usure de l’effort militaire américain. Cependant, le blocus maritime américain persiste, et Téhéran réévalue sa stratégie, envisageant une escalade pour forcer un compromis diplomatique. Danny Citrinowicz, expert de l’Iran, avertit que le conflit pourrait devenir incontrôlable. Les échanges de tirs entre les deux nations illustrent ce cycle de représailles.

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